Mots et Bulles

Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 07:50

Fonctionnaire du conseil régional d'Aquitaine, Aurélie Boullet a décrit, dans un blog puis un livre (« Absolument dé-bor-dée ! », ed. Albin Michel) et sous un pseudonyme (Zoé Shepard), le récit de son quotidien. Elle est passée jeudi en conseil de discipline, qui suggère une lourde sanction. debordee.jpg

Jeudi, le conseil de discipline du conseil régional d'Aquitaine s'est prononcé, dans un avis purement consultatif et après cinq heures de pourparlers, pour son exclusion de la fonction publique, pendant deux ans et sans rémunération. 

Reste à Alain Rousset, président PS de la région, le délai d'un mois pour prendre une sanction définitive. A la fois juge et partie, le ténor de la gauche locale, qui a remporté les dernières élections régionales avec 59,40% des voix, réclamait depuis le début de l'affaire la révocation de la fonctionnaire trouble-fête.

« Comment faire 35 heures… en un mois ! » 

"Absolument dé-bor-dée", éd. Albin Michel.Pure produit de l'Institut national des études territoriales (INET), cette fille de fonctionnaires intègre la région en mars 2007, comme chargée de mission à la délégation aux affaires européennes et internationales. Elle raconte : 

« J'étais pleine de bonne volonté dans ce que je voulais faire. Mais la réalité a été bien différente. » 

Dès novembre 2007, elle ouvre un blog « Eloge de la pipeautique » (désormais supprimé) pour raconter à ses amis son quotidien et son mal-être de fonctionnaire publique territoriale : « Recevoir d'autres témoignages me soulageait ». 

Rapidement sollicitée par son entourage, la jeune femme se lance au défi d'écrire un livre. Il est publié en mars 2010. Sur la couverture, un bandeau donne le ton : 

« Comment faire 35 heures… en un mois ! » 

Avec des dialogues parfois acides, la jeune femme de 30 ans, brosse le portrait d'un « système mafieux » gangrené par le copinage, les promotions canapé et l'incompétence généralisée. Son héroïne note ainsi : 

« L'importance des élus de la collectivité ne se mesure certainement pas aux réalisations qu'ils accomplissent, […] elle se mesure à la capacité de reclassement de leur maîtresse dans l'organigramme. » 

« Ce n'est pas un livre politique, je souhaitais dénoncer par la satire certaine pratiques en place », précise Aurélie Boullet. L'auteure a reconnu que que 90% du roman s'inspire de faits réels. 

Pourtant, l'administratrice territoriale prend le soin de préciser qu'elle n'a voulu pointer du doigt aucune collectivité particulière. Ainsi l'action se déroule dans une mairie proche de Paris et ses personnages sont affublés d'aimables sobriquets « The Boss », « L'Intrigante », « Simplet », ou « Coconne ». 

Las, certains de ses collègues ont trouvé bien des similitudes avec leur environnement, jusqu'à la couleur des murs de la cantine. Le conseil régional demande des comptes à la jeune femme. Elle sera suspendue de son poste pour quatre mois. Début d'une chasse à la sorcière.

« Alléger les souffrances du personnel de la région » 

Quitte à se tirer une balle dans le pied en dévoilant son identité, le conseil régional se dit près à aller jusqu'au bout, car il s'agit, selon Rachid Belhadj, porte-parole du président de région, de « laver l'honneur et alléger les souffrances du personnel de la région qui sont mis à mal par un tel type d'ouvrage purement injurieux, grossier et diffamatoire. » 

L'élu MoDem Joan Taris, en séance plénière lundi 28 juin, dénonce une censure. En pleine réforme des RGPP et du remaniement des collectivité territoriales, « Absolument dé-bor-dée », pamphlet antifonctionnaire, est du pain béni pour l'opposition. 

Lettre de la commission administrative paritaire.Pour Jean Luc Mercadier directeur général des services (DGS) de la région, l'affaire n'est « pas politique mais d'ordre éthique et humain ». Aurélie Boullet est ainsi définie comme un agent à problème ayant des difficultés relationnelles pour s'intégrer. Une erreur de recrutement, en quelque sorte. Bien que la fonctionnaire ait reçu en 2009, une moyenne de 14,4 sur 20 par la commission administrative paritaire. (Télécharger la lettre) 

Selon, le DGS, la notation serait une anomalie : elle aurait été surgonflée pour permettre à la fonctionnaire de trouver un nouveau poste. Jean Luc Mercadier se défend : 

« Ce sont des pratiques que je dénonce, mais le système n'est pas infaillible. » 

Se targuant de ses bons résultats en matière de politique locale, le conseil régional aurait pu se servir de l'ouvrage comme un support de réflexion sur les dysfonctionnements internes de son administration. 

Mais telle n'a pas été la voie choisie. Le conseil de discipline a préféré lancer un avertissement aux autres agents qui pourraient être tentés à leur tour d'exposer la cuisine interne. 

Article : Rue89, par Céline Vigouroux, Etudiante en journalisme


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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 07:41

Camilla_Lackberg2008.jpgJean Edith Camilla Läckberg Eriksson (née le 30 août 1974 à Fjällbacka) est un auteur suédois de romans policiers. Elle est un des plus jeunes auteurs à succès dans son genre. Les romans de Camilla Läckberg se situent tous près de son lieu de naissance, la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède.

Son premier roman : "La Princesse des glaces"

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'oeuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.

Le deuxième roman : "Le Prédicateur"

Dans les rochers proches de Fjàllbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans La Princesse des glaces, on découvre le cadavre d'une femme. L'affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes... L'inspecteur Patrik Hedstrôm est chargé de l'enquête en cette période estivale où l'incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d'Erica Falck, sa compagne. Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt.

Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent. Alors que Patrik assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s'allonge... Une nouvelle fois, Camilla Lâckberg excelle à tisser son intrigue, manipulant son lecteur avec jubilation, entre informations finement distillées et plaisir de nous perdre en compagnie de ses personnages dans une atmosphère provinciale lourde de secrets.

Le troisième : "Le Tailleur de pierre"

" La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l'avoir esquintée. Il jeta un coup d'oeil par-dessus bord mais ce qu'il vit n'était pas le casier. C'était une main blanche qui fendit la surface agitée de l'eau et sembla montrer le ciel l'espace d'un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs... " Un pêcheur de Fjâllbacka trouve une petite fille noyée ...

. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l'eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu'un l'a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ? Alors qu'Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu'il est bouleversé d'être papa, Patrik Hedstrôm mène l'enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjâllbacka dissimule de sordides relations humaines - querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles - dont les origines peuvent remonter jusqu'aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.

Le quatrième : "L'Oiseau de mauvaise augure"

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses particiapants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant.

Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare d' l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge... Dans ce quatrième volet des avantures d'Erica Falck, Camilla Läckberg tisse avec brio l'écheveau d'une intrigue palpitante. Cueilli par un dénouement saisisssant, le lecteur en redemande.

Notre avis :

A consommer sans modération.

 

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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 09:39

Véritable phénomène du monde du jeu vidéo, la saga Halo est le Star wars des Gamers. Véritablement une grande œuvre du monde de la Science-fiction qui se devait de trouver sa place parmi cette littérature, et c’est l’édition Fleuve noir qui s’y colle. Le texte qui suit rémunère l’histoire de la saga sans spoiler et présente les trois premiers romans sortis dans l’Hexagone, le quatrième n’étant pas sorti des Etats-Unis pour le malheur des fans Francophone.

 

L’HISTOIRE

Nous sommes en 2552 (apparemment l’humanité à survécut a la grippe Porcine, à la crise et à Nicolas Sarkozy !). La surpopulation a contraint un grand nombre d’habitants à coloniser d’autres mondes. Des millions d’hommes (et de femmes, j’espère pour eux) vivent à présent sur les planètes habitables d’autres systèmes stellaires. Joyau de la colonisation humaine, la planète Reach abrite un chantier naval interstellaire ou sont construit les vaisseaux coloniaux civils et les vaisseaux de guerre du CSNU (les marines de l’espace en gros) Compte tenu de sa proximité de la Terre, Reach est aussi un centre d’activité scientifique et militaire.

Il y a 32 ans, tout contact avec la lointaine colonie Harvest fut soudainement interrompu. Un groupe d’intervention fut détaché pour enquêter, mais il fut presque intégralement détruit : seul un vaisseau très endommagé parvint à revenir sur Reach. Son équipage raconta qu’un vaisseau extraterrestre apparemment invincible avait écrasé les forces humaines sans la moindre difficulté.

Ainsi se déroula la première rencontre avec un groupe de races extraterrestres unies par leur fanatisme religieux : Les Convenants. Le haut clergé Convenant ayant jugé l’humanité indigne de leurs dieux, leur caste de guerriers lança une guerre sainte sans merci contre le genre humain.

Sur Reach, un projet militaire secret visant à créer des supers soldats cyborgs a pris une importance capitale. Lors des essais de déploiement, les soldats du projet SPARTAN II ont enregistré des résultats impressionnants contre les convenants, mais ils sont trop peu nombreux pour pouvoir renverser le cours de la guerre.

Tout récemment, les soldats SPARTAN-II existants ont été rappelés sur Reach pour y être perfectionnés. Leur mission était la suivante : aborder un vaisseau Convenant et localiser leur monde. Mais deux jours avant le début de cette mission, les forces ennemies ont attaqué la planète Reach. Les Convenants sont désormais aux portes de la Terre…

 

LA CHUTE DE REACH

Auteur : Eric Nylund

Date de parution : 11/03/04

Prix : 6,90 €

Pages : 480

Ean13 : 9782265078086

Résumé : Alors que la redoutable flotte des convenants sillonne inexorablement l’espace, dans l’intention d’éradiquer l’humanité, la planète Reach est le dernier bastion humain qui ne soit pas encore tombé. Situé aux portes de la terre, Reach est la seule forteresse militaire à pouvoir espérer repousser l’attaque extraterrestre. Mais les défenseurs de la planète ont une autre priorité : empêcher les convenants de découvrir la localisation de la terre. Avec une puissance de feu et des forces inférieures, les soldats Humains semblent avoir peu de chance de résister aux Convenants ; Reach abrite cependant un secret très bien gardé. Cette planète est le centre d’entrainement des touts premiers « super-soldats ». Ayant pour nom de code SPARTANS, ces combattants émérites, doté d’une technologie avancée, n’ont pas d’égal dans l’univers : ils sont silencieux, professionnels et dangereux. Lorsque commence l’attaque des perfides Convenants, une poignée de Spartans s’apprête à leur livrer une guerre totale. Ils tueront, ou seront anéantis, mais ne se rendront jamais. Et l’un d’entre eux, le Spartan connu sous le nom d’Adjudant, survivra même pour livrer une autre bataille sur un ancien et mystérieux monde artificiel baptisé Halo…

LES FLOODS

Auteur : William C. Diet

Date de parution : 14/10/04

Prix : 6,90€

Pages : 448

Ean13 : 9782265078093

Résumé : La guerre entre Humains et Convenants, un combat à mort pour la survie de l’humanité, atteint son point culminant sur le monde mystérieux de Halo. Mais la puissante armée extraterrestre n’est pas le seul péril embusqué sur cette planète… Alors que le monde forteresse de Reach et ses courageux défenseurs disparaissent sous le feu des bombardements ennemis, un unique croiseur échappe au carnage avec à son bord les derniers survivants Humains –le capitaine Keyes, quelques centaines de marines, et le dernier spécimen de super-soldats Spartan, l’Adjudant. Assisté de Cortana, l’intelligence artificielle du vaisseau, l’Adjudant atterrit sur Halo au milieu de troupes massives de Convenants. Curieusement, les soldats semblent chercher quelque chose sur l’anneau artificiel. Il s’avère en effet que Halo, crée de toutes pièces par une race extraterrestre depuis longtemps éteinte, dissimule de nombreux secrets. Mais l’un d’entre eux éclipse de loin tous les autres…

OPERATION FIRST STRIKE

Auteur : Eric Nylund

Date de parution : 10/02/05

Prix : 7,80€

Pages : 512

Ean13 : 9782265079922

Résumé : La guerre entre Humains et Convenants, un combat à mort pour la survie de l’humanité, atteint son point culminant sur le monde mystérieux de Halo. Mais la puissante armée extraterrestre ne compte pas stopper là sa quête destructrice… Halo a été détruit, et la menace que l’anneau artificiel faisait peser sur toutes formes de vie, neutralisée. Mais la victoire a couté terriblement cher au CSNU. Des milliers de courageux soldats sont tombés sur le champ de bataille pour éviter que l’invention extraterrestre ne tombe entre les mains de l’ennemi. Maintenant, le sort de l’Humanité repose tout entier sur l’un des seuls Spartans ayant échappé au carnage : l’Adjudant. Avec Cortana, l’intelligence artificielle du vaisseau, il doit rassembler les survivants, malgré la présence de nombreuses patrouilles Convenants gravitant autour des débris de Halo…

Une puissante secte-religieuse extraterrestre, des super-soldats, un combat a mort pour la survie de l’humanité, peu d’espoir et plus grand-chose a perdre si ce n’est la Terre, que dire de plus, passer à coté revient à louper the phénomène Science-fiction de cette décennie, rien que ça !

 


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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 11:39

Les mangas souffrent d'une certaine image auprès du plus grand nombre, surtout de la part des parents qui se soucient de la lecture de leurs petites têtes blondes, ce qui est tout a leurs honneur (les parents qui s'intéresse réellement à l'avenir de leurs enfants sont rares de nos jours). Les Mangas (avec un grand M) sont-ils uniquement sujet à la violence et aux jeunes femmes légèrement (beaucoup même) dévêtues ? Peut-on apprendre quelque chose avec ce genre de littérature ? Évidemment, le manga est un élément à part entière (si, si, je vous jure !) de la culture du Japon. Mais que peut-il nous apprendre ? L'histoire (d'où le titre) bien sûr ! Vous voulez quelques exemples ? C'est prévu, je vous rassure !


KENSHIN LE VAGABOND

Au milieu du siècle dernier, le Japon s'apprête à entrer dans l'ère Meiji, passant sans transition du moyen-âge à l'industrialisation. Les Samouraïs n'ont plus leur place dans cette société moderne. Les guerriers sont moins utiles que les commerçants. Sans emploi, n'ayant plus le droit de porter le sabre, confrontés aux fusils et aux canons, les samouraïs vont peu à peu disparaître pour entrer dans la légende.

Kenshin, est l'un de ces guerriers perdus. Grand maître de sabre, il est devenu un vagabond errant sur les routes du Japon. Mai son esprit chevaleresque et son courage vont faire de cet ancien mercenaire un justicier aimé et respecté.

Inspiré de la vie d'un samouraï, Kenshin mélange avec subtilité des scènes d'action spectaculaires à une réflexion sur le passage du Japon à l'aire industrielle. Une réussite.


L'ART DE LA GUERRE

Il y a plus de 2500 ans, l'époque des royaumes combattants, la Chine (il n'y a pas que le Japon, la Chine a également beaucoup à nous apprendre !) est déchirée par des guerres successives (à l‘image des Gaulois, comme quoi tout se répète !). Sun Tzu (à l‘image de notre Vercingétorix), expert en affaires militaires, entreprend alors la rédaction de L' ART DE LA GUERRE : treize articles qui représentent la quintessence de la stratégie militaire et politique. Ici sont illustrées les stratégies du grand maître, élaborées à partir de ses expériences personnelles et toujours en usage aujourd'hui.

L'art de la guerre est le livre de chevet de tout général qui se respecte (le livre, pas le manga évidemment, mais qui lit le manga est tenté de lire le livre ! Croyez-moi !). Ce livre est le plus grand livre philosophique consacré à la guerre, de tous les temps. Un général Japonais a dit: « Un grand général est capable de gagner la guerre sans livrer une seule bataille ! « L'art de la guerre est le manga qui apprend le respect d'autrui, ce qui est rare dans tous les ouvrages actuels de ce genre.


GEN D'HIROSHIMA

Dans le Japon en guerre, le jeune Gen Nakaoka et sa famille survivent, tant bien que mal, entre la faim et les persécutions dues au pacifisme militant du père, dans une ville curieusement épargnée par les bombardements, jusqu'au matin du 6 août 1945, lorsque l'enfer nucléaire se déchaîne soudain sur Hiroshima.

Le point fort de Gen d'Hiroshima ? Le manga est écrit par un témoin direct, Nakazawa, qui, en se servant de ce qu'il a vécut (et survécut en fait), raconte l'horreur absolue pendant et après l'holocauste nucléaire. Une vision dure mais réelle de la guerre. Assurément un grand manga.


CAT SHIT ONE

Et si l'histoire du Japon et de la Chine ne vous intéresse pas (ben oui, ça arrive) ? Vous prendrez bien un peu de la guerre du Vietnam (ça, ce n'est pas bien !) ?

Les récits narrant la guerre du Vietnam sont nombreux. Mais le manga de Kobayashi se distingue de tout ce qui a été écrit ou réalisé dans ce registre grâce à l'idée suivante: tous les humains sont représentés par des animaux. On suit ainsi les missions du sergent Perkins et de ses deux soldats, Rats et Bota, des lapins. Face à eux, les Vietnamiens sont représenté par des chats, les Chinois par des Pandas et les Français par des cochons (oui, c'est vexant !). Et malgré les apparences, le récit est extrêmement réaliste. Le soin du détail, en particulier dans les armes ou les uniformes, et la précision des informations données finissent par balayer l'apriori du lecteur.

Les mangas historique sont assez nombreux, les quatre cités ci-dessus font partie des plus connus. Mais quand vous aurez achevé leur lecture, le manga kana vous auras pris au piège !


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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 18:28

Grands et petits lecteurs, nous connaissons tous la musique de ces dernières années…. Un homme ou une femme tout ce qu’il y a de plus commun (vivant en général à la campagne profonde, à des lieues et des lieues de toute civilisation) apprend soudain que grand-papa était l’empereur du royaume leader (un royaume fort-fort lointain, cela va de soit)  et qu’il (elle) est appelé a sauver le monde des forces du mal  (encore elles, toujours elles, elles ont bon dos celles-là). N’est-ce pas palpitant ? Incroyable certes, mais du déjà vu, revu et à revoir sans aucuns doutes. Toujours la même trame historique servie de force jusqu'à la nausée.

Négatif vous dites ? Est-ce vraiment tout ce que la S.F a dans le ventre ? Il y a décidément trop de questions dans ce texte ? Devons-nous rester sur nos grands classiques que sont Asimov et Robin Hobb, même si nous connaissons leur œuvre sur le bout des doigts ?

Bien sûr que non, et c’est pour cette raison que votre humble serviteur vous a obligé à vous taper le pavé ci-dessus (et qui continue ci-dessous)

Non, la S.F a encore le pouvoir de vous surprendre, de vous faire rêver, de vous enchanter. Oui mais comment ? (n.d.a : encore une foutue question ?)

L’humour dans la SF, c’est votre dada ? Celui qui vous fait lever le matin avec la banane (après 9h bien sûr, avant c’est difficile, non… ? Pas pour vous… ? Je n’y crois pas …) Si c’est le cas, persévérez  à lire au dessous :

« Blanche Neige et les lance missiles »  de Catherine Dufour est pour vous (le livre, pas Catherine) ! Un titre ringard ? Manants que vous êtes (oui je suis égocentrique : parce que je le vaux bien) Je ne me suis jamais autant  bidonné depuis le dernier Terry Pratchett. L’humour est fin, intelligent et brutal. Vous n’en reviendrez pas. Quand à l’histoire, je vous laisse la découvrir, comment décrirais-je un roman si complexe et si foisonnant : le plaisir de la découverte serait gâché …

Tout ça pour un roman ! Non évidemment, tout ça pour deux romans ! Le deuxième est de Terry Pratchett, cité plus haut. Mais qui est Terry Pratchett ? Vous plaisantez j’espère ! Point d’élus chez Pratchett, tous ses héros sont en général des gens ordinaires, comme vous et moi (surtout comme vous….excusez-moi) Ils prennent les mauvaises situations comme elles viennent, c'est-à-dire en pleine face !

Je ne saurais que trop vous conseiller « De bons présages », l’histoire d’un ange et d’un démon envoyés sur terre en prévision de l’apocalypse ! Mais ça ne les arrange pas du tout, car se la couler douce sur terre est plutôt agréable…Ils décident donc de doubler leurs patrons respectifs. Vous voulez connaître la suite ? Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Alors ? Marre du pseudo-sérieux, marre de l’ados boutonneux qui doit sauver le monde d’un sorcier maléfique ressuscité pour la énième fois, marre de la télé-réalité ? (je vous comprends)  Voilà de quoi vous divertir. Et pour les gens sérieux ? Bof, ils ne sont pas oubliés, ce sera pour plus tard. La SF offre tellement d’horizons qu’il est difficile d’en faire le tour (dangereux pour la vie sociale tout ça).

Je vous laisse, il y a de la lecture qui vous attend.


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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 17:40

Françoise Moreau vit à Blain, en Loire-Atlantique au nord de Nantes. Elle a choisi d'abandonner son métier d'enseignante pour se consacrer à son jardin, à ses enfants, à ses rêves et à l'écriture...

Cette femme, discrète et humble, possède l'amour des mots. Un don qu'elle sait partager!

"L'ARDOISE" est son second roman.

C'est l'histoire de Gisèle qui se remémore ses 17 ans au temps de la seconde guerre mondiale avec sa cousine Charlotte. L'époque est peu propice à l'adolescence insouciante qu'elles tiennent à tout prix à vivre, alors elles cherchent à tirer profit de la présence des soldats pour user de leurs charmes et font la sourde oreille aux remontrances de leur entourage.

Puis la vie bascule, Charlotte est fusillée devant "le Crabe Vert", le café de son père. Et Gisèle espère encore, comme si tout pouvait changer, revenir au temps où Charlotte était là!

C'est l'histoire aussi d'Howard, ancien soldat américain, qui regarde sa vie avec une impression amère et empreinte de remords. Il a tué au temps de la guerre une jeune fille de 17 ans. Il regarde sa famille dont les préoccupations sont sans intérêt pour lui. Howard n'est pas fier comme Harry a l'air de l'être lorsqu'il compare leur guerre à celle où son fils Nick se bat aujourd'hui.

Ils étaient, eux, des libérateurs...

Howard s'enfonce dans son mutisme, son aigreur l'envahit…

Un roman sur la vie et ses plaies...

A lire absolument.

Editions Amers, 2003, 17 euros.

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