Librairie, édition, les chiffres

Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 10:33

Cliquer pour agrandir


La distribution enregistre une année plate mais résiste à la crise. Les distributeurs ont réalisé une année 2008 contrastée avec une hausse suivie d’un recul à partir du 3ème trimestre. Au total, la distribution est parvenue à maintenir son chiffre d’affaires (-0,5%) malgré un volume en recul (-2,2%) et dans un contexte de récession économique aux pronostics de plus en plus défavorables.

A périmètre constant, base janvier 2008, l’activité recule de -1,4% en valeur en 2008. L’évolution du chiffre d’affaires 12 mois glissants montre bien l’évolution en deux temps ainsi que le coup d’arrêt de la baisse à Noël. Les ventes de décembre 2008 et janvier 2009 se maintiennent bien par rapport à une fin d’année 2007 qui avait été excellente.

Dans une conjoncture sombre, le livre n’est pas à l’abri, mais son marché résiste jusqu’ici plutôt bien à la crise. Les chiffres de la distribution ne préjugent pas des ventes de détail ni des résultats de l’enquête annuelle de branche.

Ventes de détail : consensus des estimations et réduction des écarts entre les panélistes

Contrairement à l’année 2007, les données des instituts de panels qui mesurent l’activité des points de vente du livre sont relativement convergentes et consensuelles malgré la persistance de certains écarts :

- Ipsos a publié l’estimation la plus optimiste et voit le marché du livre enregistrer -0,1% en valeur et - 0,7% en volume pour l’année 2008.

- GfK est le plus pessimiste, annonçant pour le marché du livre -1,1% en valeur et -1,8% en volume.

- LH/I+C a annoncé un recul de -1,0% du chiffre d’affaires des points de vente en 2008.

Au-delà de ces écarts réduits dans les estimations des panélistes, la principale conclusion à en tirer est que le marché français du livre résiste à la crise principalement grâce aux ventes en librairies physiques et en ligne !

En effet, selon GfK, les ventes de livres en Grandes Surfaces Alimentaires (GSA) sont en recul de -12,3% en valeur en 2008. Comme chaque année, les données de l’Enquête de branche (qui seront publiées en juin) sont donc très attendues car à la différence de celles fournies par les panélistes, elles prennent en compte le plus large périmètre d’activité éditoriale et reposent sur une collecte de 90% du CA enquêté sans extrapolation, alors que les panélistes GfK et Ipsos doivent procéder à une double extrapolation pour estimer le marché du livre. Mais l’EAB est fondée sur le recueil du chiffre d’affaires éditorial comptable, que la plupart des éditeurs ne sont pas en mesure de fournir avant le mois de mars.

Les ventes de livres numériques

Le livre numérique reste un paradoxe commercial : alors que certains éditeurs du secteur de l’information scientifique, technique et juridique réalisent d’ores et déjà 50% de leur chiffre d’affaires mondial en ventes de contenus numériques et que le recul des ventes d’encyclopédies, dictionnaires ou cartes de géographie est en partie dû à une substitution vers le contenu numérique, les ventes de livres numériques réalisées en France par des éditeurs de livres comptabilisées dans l’enquête annuelle de branche, restent confidentielles depuis 3 ans, comprises entre 30 et 40 millions d’euros (soit 1% du CA éditorial), essentiellement sur support tangible (CD/DVD).

A l’heure actuelle, en France, les ventes de livres numériques en ligne par téléchargement depuis des  sites de libraires et diffuseurs numériques, sont une réalité commerciale en termes d'offre. Les plus importants diffuseurs commercialisent des catalogues de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers  d'ouvrages en français (par comparaison, le nombre de références commerciales actives par an en livres papier est de 530 000). Gallica2, lancée en mars 2008, s’avère être plus qu’une simple expérimentation. Avec 8 000 titres publiés par 102 éditeurs et diffusés par 6 e-distributeurs partenaires, Gallica2 est un facteur de dynamisation de l’offre et d’incitation des usages. Mais malgré ce développement significatif de l’offre en 2008 les ventes de livres numériques en France ne sont pas encore intégrées aux données des panélistes de biens culturels.

Et pourtant, plus de 50% de la population française dispose d’un accès Internet haut débit et 70% des internautes achètent en ligne.

Par comparaison, les ventes de livres téléchargeables aux Etats-Unis sont estimées à 45 millions de dollars pour 2008 (source : IDPF). Mais ce montant représente 0,2% du chiffre d’affaires éditorial ventes de livres comptabilisé par l’association des éditeurs américains. En termes d’offre, Amazon possède de loin le plus large catalogue du marché avec 230 000 titres en format numérique à fin 2008 (contre 125 000 à l’été 2008) mais ne communique aucun chiffre de ventes de livres  numériques.

Du côté des éditeurs, Random House a annoncé à fin 2008 des ventes de livres numériques en hausse de 400% et un catalogue qui a doublé de taille, passant à 15 000 titres.

Même si le marché américain est nettement plus avancé que le marché français en termes d’offre et de développement des ventes, il reste émergent par rapport à la taille du marché du livre.

Retour en France : selon une étude GfK publiée en février 2009, 6% des internautes consommateurs de biens culturels sont très intéressés par l’achat d’une liseuse numérique. 23% se déclarent « plutôt  intéressés ». Mais 71% des internautes consommateurs de biens culturels se déclarent peu ou pas du tout intéressés par l’achat de ce type de produit. A la question « téléchargez-vous des livres », 83% des internautes consommateurs de biens culturels ont répondu « non, je n’ai pas l’intention de le faire », seuls 9% le font déjà. Si les usages de contenus numériques sont massivement répandus y compris dans le domaine du contenu éditorial textuel (presse/information en ligne), le livre numérique vendu en téléchargement isolé et destiné à être lu sur liseuse numérique dédiée, semble loin encore de basculer dans un marché de masse. Selon GfK, le prix attendu par les internautes consommateurs de biens culturels pour les liseuses numériques est de 63 euros (alors que le prix de marché est de 200-300 euros minimum). Egalement instructif, le prix du livre numérique lui-même attendu par ces consommateurs se situe à 43% du prix d’un roman en livre papier grand format et 60% dans le cas d’un album BD ou manga.

L’année 2008 a donc largement infirmé les prédictions de certains analystes qui prévoyaient au  printemps l’irruption massive des liseuses à prix cassés en grandes surfaces pour Noël 2008. La majorité des français dispose d’un accès Internet haut débit, à un coût estimé parmi les plus bas dans le monde développé. Les conditions d'infrastructures sont bien là pour qu'existe un marché de masse du livre numérique, mais outre le problème du prix perçu, certains obstacles techniques et économiques importants restent encore à lever pour que les usages se répandent : la convivialité, les spécifications et l'interopérabilité logicielle des liseuses doivent être considérablement améliorées.

L'offre de titres doit être plus développée, mais le coût des investissements nécessaires pour la numérisation, la rétroconversion, la remise en forme des contenus pour diffusion numérique, leur structuration et les coûts de diffusion numérique restent des freins très importants en raison précisément des perspectives commerciales encore émergentes dans l'état actuel du marché. Le livre numérique "équivalent" du livre papier n'est sans doute qu'une petite partie du marché des services de contenu éditorial dans lequel notre industrie est en mutation.

Source : Syndicat national de l’édition, communication pour le Salon du Livre, mars 2009


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 08:41

Les pratiques d'achat de livres en 2007 :

  • 52,3% des Français ont acheté au moins un livre en 2007(hors livres scolaires et encyclopédies en fascicules)
  • 25,6% ont acheté de 1 à 4 livres
  • 16,0% ont acheté de 5 à 11 livres
  • 10,7% ont acheté 12 livres et plus

Source : TNS-Sofres pour OEL/CNL, achats de livres d’un panel de 10.000 personnes de 15 ans et +

Les lieux d'achat du livre en 2007 :

  • librairies (tous réseaux confondus) 24,4%
  • répartition des achats en valeur librairies (gdes librairies et librairies spécialisées) 17,7%
  • grands magasins 0,3%
  • maisons de la presse, librairies-papeteries 6,4%
  • grandes surfaces culturelles spécialisées 21,2%
  • grandes surfaces non spécialisées (dont hyper) 21,4%
  • ventes par internet 7,9%
  • VPC et clubs (hors internet) 16,3%
  • courtage 0,4%
  • soldeurs/occasion 1,4%
  • autres (comités d’entreprise, kiosques, gares, salons,…) 7,0%

Source : TNS-Sofres pour OEL/CNL, achats de livres d’un panel de 10.000 personnes de 15 ans et + (hors livres scolaires et encyclopédies en fascicules)


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 08:31

Les articles 6 de la loi du 10 août 1981 et L121-35 du Code de la consommation, n'autorisent les ventes à prime que si elles sont proposées, par l'éditeur ou l'importateur, simultanément et dans les mêmes conditions à l'ensemble des détaillants ou si elles portent sur des livres faisant l'objet d'une édition exclusivement réservée à la vente par courtage, par abonnement ou par correspondance. En outre, ils interdisent la vente d'ouvrages à des prix réduits au-delà de certaines limites.

En l'espèce, la société de vente en ligne alapage avait d'une part, accepté pour le paiement des livres acquis en ligne sur le site alapage des bons d'achat offerts à ses abonnés par Wanadoo Interactive, fournisseur d'accès à internet, et d'autre part, réalisé une opération promotionnelle ayant consisté pour la société France Télécom E-Commerce, détaillant, à faire bénéficier ses clients de la gratuité de la livraison pour toute commande de livres sur son site internet.

Considérant que les opérations promotionnelles avaient été effectuées en méconnaissance des dispositions de la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre et de l'article L121-35 du code de la consommation, le syndicat de la Librairie française avait assigné la société pour concurrence déloyale.

En appel, le juge du fond donne gain de cause au syndicat en retenant que "les frais de port étant normalement à la charge de l'acheteur, le seul fait pour le vendeur, dans un but de promotion et d'incitation à l'achat, d'annoncer au client auquel le lie un contrat à titre onéreux, qu'il assume lui-même le paiement de la livraison et d'en faire un service gratuit caractérise" une prime interdite. En outre, la Cour d'appel de Paris reproche à la société que la délivrance des bons aient pour objet de permettre la vente des ouvrages à des prix réduits au-delà des limites légalement autorisées par l'article 5 de la loi du 10 août 1981.

L'affaire ayant été portée devant la Cour de cassation, la haute juridiction a rendu le 6 mai dernier, un arrêt portant partiellement cassation de la décision.

Si elle estime que l'opération de bons d'achat était illicite compte tenu du fait que le prix de vente acquitté par le consommateur se situait en-deçà de la limite minimum autorisée, elle considère néanmoins que "la prise en charge par le vendeur du coût afférent à l'exécution de son obligation de délivrance du produit vendu (la prise en charge des frais de ports) ne constitue pas une prime" interdite, même si habituellement les frais de port sont à la charge de l'acheteur.


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 08:23
"Le réseau français des librairies est l'un des plus denses au monde. Il contribue ainsi à l'animation culturelle et commerciale des villes de toutes tailles. Par ailleurs, si la place de la librairie dans le marché du livre demeure prépondérante, son bilan économique et social est parfois fragile."
 
Recensement
Le nombre total de points de vente sur le territoire français est estimé à environ 25 000. Parmi eux, 15 000 ont une activité régulière de vente de livres. Environ 2 000 à 2 500 points de vente exercent la vente de livres à titre principal ou significatif. Les 1 000 premiers points de vente correspondent à ce que les diffuseurs appellent le «premier niveau» qui représente de 60 à 75 % du chiffre d'affaires des éditeurs.

Positionnement
Selon les sources, la librairie représente plus de 40 % des ventes au détail. Sofres place le pourcentage à 41 %, Ipsos à 43 % et GFK à 47 %.

Assortiments
Librairies
On compte plus de 100 000 références pour les plus grandes ; autour de 50 000 pour les moyennes ; 5 000 à 20 000 pour les spécialisés (jeunesse, bande-dessinée, religion...) et 5 000 à 10 000 pour les plus petites.

Grandes surfaces culturelles
On dénombre 100 000 références pour les plus grandes Fnac, de 15 000 à 50 000 références pour les autres Fnac. 20 000 à 30 000 références pour les autres chaînes : Espaces culturels Leclerc, Virgin, Cultura, Alsatia.

Hypermarchés

L'assortiment est estimé à 5 000 références en moyenne. Il peut monter à 15 ou 20 000 références pour les plus grands.

Supermarchés

Le nombre de références est évalué entre 1 000 à 3 000 (meilleures ventes poche).

d. Durée de vie des livres
Selon le panel Datalib-ADELC qui couvre 140 librairies de toutes tailles, 83 % des titres vendus en librairie ont plus d'un an ; 40 % des titres vendus ont plus de cinq ans. Cela signifie que plus de la moitié du chiffre d'affaires des librairies est réalisée grâce à la vente de livres de plus d'un an.

Situation économique
Rentabilité
Le profit est faible : 1,4 % du CA en moyenne (2 % pour les plus grandes, 0,6 % pour les plus petites, soit 2 000 €).

Salaires
Un libraire très qualifié ayant 16 années d'ancienneté gagne en moyenne 1,6 fois le SMIC ; or, les frais de personnel sont lourds, 18 % du CA en moyenne car la valeur ajoutée de la librairie repose en large partie sur la présence et la compétence de libraires. À titre de comparaison, on estime la part des frais de personnel dans la grande distribution entre 6 et 8 % et entre 10 et 11 % dans les grandes surfaces culturelles.

Autres charges

Le loyer et le transport représentent en moyenne 4,5 % du CA des librairies. Elles augmentent fortement, ce qui est inquiétant au regard de la faiblesse de la rentabilité, et donc des marges de manœuvre, des librairies.

LE LIVRE
Selon l'Institut GfK, le marché du livre aura mieux résisté à la crise que bien d'autres secteurs : en 2008, il finit l'année en baisse mais limitée, avec une décroissance de - 1,1 % en valeur et de - 1,8 % en volume. Des résultats plutôt bons, quand on connaît le contexte économique actuel, même s'il convient de tenir compte d'une inflation estimée à 1 % en 2008.

Les librairies ont été plus performantes que le marché et enregistrent une baisse de - 0,2 % en valeur, soit la même évolution que les grandes enseignes spécialisées culture (Fnac, Virgin, Cultura...), alors que la grande distribution alimentaire a perdu 12 % de son chiffre d'affaires en livre. Internet continue encore cette année sa forte progression ( 30 %) et représente désormais un peu plus de 5% des ventes totales de livres.

Si les librairies se portent bien, c'est aussi grâce aux succès de l'année, même si le poids des meilleures ventes demeure moins déterminant que dans d'autres circuits de vente ou d'autres secteurs culturels : les meilleures ventes de 2008 sont presque toutes des titres de littérature en grand format, le coeur de métier de la librairie (30 % des ventes des libraires se font en littérature). En jeunesse, les librairies ont fait une excellente année ( 7 %) et rattrapent leur décalage par rapport au marché.

Le poids du livre jeunesse est de 22 % des ventes sur l'ensemble du marché, contre 19 % en librairies.

LE LIBRAIRE
Ce bilan économique et social est établi à partir des données issues du rapport de branche sur la librairie établi pour le SLF par le Cabinet I C en décembre 2008. À partir des données de 2007, il a été réalisé sur la base d'un échantillon de près de 700 librairies ayant répondu au questionnaire, soit 35 % de l'univers étudié en termes d'entreprises et 53 % en termes de salariés.

Profil économique
Chiffre d'affaires de la profession
En 2007, les 1 950 entreprises de la profession ont réalisé un chiffre d'affaires de 1,65 milliard d'euros HT, soit une légère hausse comparée à 2006 ( 1 %).

Répartition du chiffre d'affaires
Les ventes de livres représentent la grande majorité de l'activité (en moyenne 83 % du montant total). La papeterie-carterie totalise près d'un dixième des ventes (9 %) tandis que la part du chiffre d'affaires généré par les commissions de presse reste quant à elle marginale (2 %). Cette répartition est quasiment stable depuis 2005. 6 % des ventes sont réalisées avec divers autres produits (CD, DVD, jeux...). Seules les ventes de livres progressent entre 2006 et 2007 ( 1,5 % en valeur) et tirent la croissance du marché. Les ventes de papeterie-carterie sont stables alors que les chiffres d'affaires liés aux commissions de presse ainsi qu'aux autres produits vendus accusent des replis respectifs de - 3 % et - 2 % par rapport à 2006.

Répartition des ventes par clientèles
Les ventes en magasin demeurent la principale clientèle des librairies dont elles représentent, comme en 2006, 80 % du CA. Les ventes sur factures (à terme) continuent de générer un peu plus d'un sixième du chiffre d'affaires de la profession (17 %) et augmentent de 2 % entre 2006 et 2007. Le poids des ventes à distance, y compris via Internet, demeure limité (3 % en 2007 contre 2 % en 2005) mais connaît la progression la plus significative ( 8 % par rapport à 2006 et 22 % par rapport à 2005).

Investissements
La part du chiffre d'affaires de la profession consacrée aux investissements en 2007 s'avère proche de celle de 2006, passant de 1,1 % à 1,2 %. Au total, la profession a investi 20 millions d'euros au cours de l'année 2007, soit un montant supérieur de 11 % à celui de 2006.

Emploi

Effectifs actifs
Le nombre d'actifs a légèrement progressé en un an, s'établissant à 11 600 au 31 décembre 2007. Cette augmentation concerne les effectifs salariés (250 salariés de plus entre 2006 et 2007) tandis que le nombre des non-salariés se réduit en l'espace d'un an.

Effectifs salariés
Selon le sexe : à l'instar des années précédentes, les femmes représentent près des deux tiers des effectifs salariés (65 %) et pèsent 63 % de la masse salariale.

Selon les catégories professionnelles : la répartition des salariés selon leur catégorie professionnelle reste comparable à celle de 2006. Le personnel d'encadrement pèse globalement pour 12 % des salariés. À noter que la part des cadres demeure nettement plus importante parmi les hommes (18 %) que parmi les femmes (9 %).

Selon la durée du travail : la proportion de salariés à temps plein continue de se renforcer en 2007, s'établissant à 73 % contre 71 % en 2006. La part des hommes travaillant à temps partiel s'avère élevée dans la profession (23 % contre seulement 6 % pour l'ensemble des salariés masculins en France (source : Insee). En ce qui concerne la répartition des effectifs féminins selon leur durée de travail, elle s'avère comparable à la moyenne nationale : 30 % des femmes sont à temps partiel.

Selon l'âge : en corrélation avec la progression du taux d'encadrement, l'âge moyen des salariés de la profession a légèrement progressé en un an et avoisine 37,5 ans en 2007. Toutefois, la part des jeunes salariés demeure importante puisque un sixième d'entre eux ont moins de 26 ans et plus d'un tiers est âgé de 26 à 35 ans. Les différences hommes-femmes s'atténuent : l'âge moyen est de 37,5 ans, quel que soit le sexe.

Selon l'ancienneté : l'ancienneté moyenne des salariés dans la même entreprise s'établit à 7,5 ans en moyenne. Le renouvellement du personnel demeure important : plus de 40 % des effectifs ont moins de quatre ans d'ancienneté.

Mouvements de personnel
Les effectifs salariés ont progressé dans la branche de 2,5 % par rapport à 2006 ( 3 % par rapport à 2005). 3 850 salariés ont été recrutés au cours de l'année 2007 tandis que 3 600 autres ont quitté leur entreprise.
La croissance du taux d'embauche s'explique notamment par le recours aux contrats de saison et aux contrats à durée déterminée qui ont représenté respectivement 36 % et 37 % des embauches. Le nombre d'embauches en CDI a fortement diminué en 2007 (20,5 % contre 29 % en 2006). Le recours aux contrats aidés est également moins généralisé d'une année sur l'autre (6 % en 2007 contre 14 % en 2006)

Près des trois quarts des départs des entreprises correspondent à des fins de contrat de saison ou à durée déterminée. Les licenciements représentent 5 % de ces départs (7 % en 2006) et les démissions 17 % (23 % en 2006).

Rémunération et formation professionnelle

Masse salariale et charges patronales
Avec notamment la diminution de la proportion de temps partiels, la masse salariale progresse plus rapidement ( 4 %) que le nombre de salariés ( 2,5 %) entre 2006 et 2007. Entre 2005 et 2007, la masse salariale brute a augmenté de 7,5 %.

Formation professionnelle
La part de la masse salariale consacrée à la formation enregistre une nouvelle diminution en 2007 en s'établissant à 0,55 %, soit 1 million d'euros, contre 0,8 % en 2005 et 0,6 % en 2006. Le nombre de salariés concernés est également en nette décroissance puisqu'il a presque diminué de moitié en deux ans : 1 500 en 2007 (soit 15 % des salariés) contre 1 900 en 2006 (19 % des salariés) et 2 750 en 2005 (28 % des salariés). Seulement 170 salariés ont bénéficié d'un Droit Individuel à la Formation (DIF) en 2007.

Conditions de travail

Ouverture dominicale
La moitié des librairies (49 %) ouvrent le dimanche de manière exceptionnelle (moins de 5 dimanches par an). Elles sont un peu moins d'un quart (23 %) à ouvrir régulièrement et un peu plus d'un quart (28%) à rester constamment fermées le dimanche.

Durée de travail des salariés à temps partiel
La durée hebdomadaire de travail des salariés à temps partiel continue de s'éroder en passant à 22 heures en 2007 contre 22 heures 30 en 2006 et 23 heures en 2005.

Heures supplémentaires
La proportion d'entreprises ayant eu recours au contingent d'heures supplémentaires pour les salariés travaillant à temps plein a presque doublé en 2007 (39 % contre 22 % en 2006). La part des salariés concernés par les heures supplémentaires a logiquement connu une évolution comparable : 46 % en 2007 contre 25 % en 2006 pour, en moyenne, 2 heures supplémentaires par semaine.

Ces données et éléments sont issus du Guide de la librairie 2009, publié par le Syndicat de la Librairie Française

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 10:08

Petit rappel ou découverte pour certains : le prix du livre neuf est unique chez tous les détaillants nationaux et cela depuis 1982.

En effet une loi instaurée le 10 août 1981 par le ministre de la culture de l'époque, Monsieur Jack Lang himself, impose un prix unique du livre établi par les éditeurs et importateurs.Chaque détaillant peut faire une remise légale de 5%. 

Sans cette loi, le livre est en danger! A l'instar du disque et du dvd. 

Les conséquences d’un abandon du prix unique du livre : 

  • Soumission progressive des éditeurs au débouché croissant des magasins pratiquant les prix les plus bas
  • Disparition de librairies Expansion des ventes de ces magasins au détriment de la librairie en particulier pour les livres de bonne vente
  • Diminution de l’assortiment produit
  • Diminution du montant des ventes en librairies
  • Généralisation de la recherche du seul livre de bonne vente
  • Diminution des ventes escomptées La librairie ne peut se "rattraper" en termes de taux de rotation sur les livres de bonne vente
  • Concurrence éditoriale accrue pour la promotion et l’accès aux magasins
  • Augmentation des prix de revient par diminution des tirages
  • Augmentation des coûts pour le libraire
  • Elévation des coûts
  • Augmentation des prix de vente
  • Diminution de l’assortiment proposé
  • Concentration éditoriale
  • Tendance à la hausse des prix contrebalançant les prix bas pratiqués par une partie des magasins 

François Rouet, Le livre, mutations d’une industrie culturelle, la Documentation française, Paris, 2000, p. 287 

On peut également consulter le lien vers ce sujet sur le site du ministère de la culture. 


Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus