Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 07:50

Fonctionnaire du conseil régional d'Aquitaine, Aurélie Boullet a décrit, dans un blog puis un livre (« Absolument dé-bor-dée ! », ed. Albin Michel) et sous un pseudonyme (Zoé Shepard), le récit de son quotidien. Elle est passée jeudi en conseil de discipline, qui suggère une lourde sanction. debordee.jpg

Jeudi, le conseil de discipline du conseil régional d'Aquitaine s'est prononcé, dans un avis purement consultatif et après cinq heures de pourparlers, pour son exclusion de la fonction publique, pendant deux ans et sans rémunération. 

Reste à Alain Rousset, président PS de la région, le délai d'un mois pour prendre une sanction définitive. A la fois juge et partie, le ténor de la gauche locale, qui a remporté les dernières élections régionales avec 59,40% des voix, réclamait depuis le début de l'affaire la révocation de la fonctionnaire trouble-fête.

« Comment faire 35 heures… en un mois ! » 

"Absolument dé-bor-dée", éd. Albin Michel.Pure produit de l'Institut national des études territoriales (INET), cette fille de fonctionnaires intègre la région en mars 2007, comme chargée de mission à la délégation aux affaires européennes et internationales. Elle raconte : 

« J'étais pleine de bonne volonté dans ce que je voulais faire. Mais la réalité a été bien différente. » 

Dès novembre 2007, elle ouvre un blog « Eloge de la pipeautique » (désormais supprimé) pour raconter à ses amis son quotidien et son mal-être de fonctionnaire publique territoriale : « Recevoir d'autres témoignages me soulageait ». 

Rapidement sollicitée par son entourage, la jeune femme se lance au défi d'écrire un livre. Il est publié en mars 2010. Sur la couverture, un bandeau donne le ton : 

« Comment faire 35 heures… en un mois ! » 

Avec des dialogues parfois acides, la jeune femme de 30 ans, brosse le portrait d'un « système mafieux » gangrené par le copinage, les promotions canapé et l'incompétence généralisée. Son héroïne note ainsi : 

« L'importance des élus de la collectivité ne se mesure certainement pas aux réalisations qu'ils accomplissent, […] elle se mesure à la capacité de reclassement de leur maîtresse dans l'organigramme. » 

« Ce n'est pas un livre politique, je souhaitais dénoncer par la satire certaine pratiques en place », précise Aurélie Boullet. L'auteure a reconnu que que 90% du roman s'inspire de faits réels. 

Pourtant, l'administratrice territoriale prend le soin de préciser qu'elle n'a voulu pointer du doigt aucune collectivité particulière. Ainsi l'action se déroule dans une mairie proche de Paris et ses personnages sont affublés d'aimables sobriquets « The Boss », « L'Intrigante », « Simplet », ou « Coconne ». 

Las, certains de ses collègues ont trouvé bien des similitudes avec leur environnement, jusqu'à la couleur des murs de la cantine. Le conseil régional demande des comptes à la jeune femme. Elle sera suspendue de son poste pour quatre mois. Début d'une chasse à la sorcière.

« Alléger les souffrances du personnel de la région » 

Quitte à se tirer une balle dans le pied en dévoilant son identité, le conseil régional se dit près à aller jusqu'au bout, car il s'agit, selon Rachid Belhadj, porte-parole du président de région, de « laver l'honneur et alléger les souffrances du personnel de la région qui sont mis à mal par un tel type d'ouvrage purement injurieux, grossier et diffamatoire. » 

L'élu MoDem Joan Taris, en séance plénière lundi 28 juin, dénonce une censure. En pleine réforme des RGPP et du remaniement des collectivité territoriales, « Absolument dé-bor-dée », pamphlet antifonctionnaire, est du pain béni pour l'opposition. 

Lettre de la commission administrative paritaire.Pour Jean Luc Mercadier directeur général des services (DGS) de la région, l'affaire n'est « pas politique mais d'ordre éthique et humain ». Aurélie Boullet est ainsi définie comme un agent à problème ayant des difficultés relationnelles pour s'intégrer. Une erreur de recrutement, en quelque sorte. Bien que la fonctionnaire ait reçu en 2009, une moyenne de 14,4 sur 20 par la commission administrative paritaire. (Télécharger la lettre) 

Selon, le DGS, la notation serait une anomalie : elle aurait été surgonflée pour permettre à la fonctionnaire de trouver un nouveau poste. Jean Luc Mercadier se défend : 

« Ce sont des pratiques que je dénonce, mais le système n'est pas infaillible. » 

Se targuant de ses bons résultats en matière de politique locale, le conseil régional aurait pu se servir de l'ouvrage comme un support de réflexion sur les dysfonctionnements internes de son administration. 

Mais telle n'a pas été la voie choisie. Le conseil de discipline a préféré lancer un avertissement aux autres agents qui pourraient être tentés à leur tour d'exposer la cuisine interne. 

Article : Rue89, par Céline Vigouroux, Etudiante en journalisme


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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 07:41

Camilla_Lackberg2008.jpgJean Edith Camilla Läckberg Eriksson (née le 30 août 1974 à Fjällbacka) est un auteur suédois de romans policiers. Elle est un des plus jeunes auteurs à succès dans son genre. Les romans de Camilla Läckberg se situent tous près de son lieu de naissance, la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède.

Son premier roman : "La Princesse des glaces"

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'oeuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.

Le deuxième roman : "Le Prédicateur"

Dans les rochers proches de Fjàllbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans La Princesse des glaces, on découvre le cadavre d'une femme. L'affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes... L'inspecteur Patrik Hedstrôm est chargé de l'enquête en cette période estivale où l'incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d'Erica Falck, sa compagne. Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt.

Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent. Alors que Patrik assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s'allonge... Une nouvelle fois, Camilla Lâckberg excelle à tisser son intrigue, manipulant son lecteur avec jubilation, entre informations finement distillées et plaisir de nous perdre en compagnie de ses personnages dans une atmosphère provinciale lourde de secrets.

Le troisième : "Le Tailleur de pierre"

" La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l'avoir esquintée. Il jeta un coup d'oeil par-dessus bord mais ce qu'il vit n'était pas le casier. C'était une main blanche qui fendit la surface agitée de l'eau et sembla montrer le ciel l'espace d'un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs... " Un pêcheur de Fjâllbacka trouve une petite fille noyée ...

. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l'eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu'un l'a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ? Alors qu'Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu'il est bouleversé d'être papa, Patrik Hedstrôm mène l'enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjâllbacka dissimule de sordides relations humaines - querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles - dont les origines peuvent remonter jusqu'aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.

Le quatrième : "L'Oiseau de mauvaise augure"

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses particiapants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant.

Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare d' l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge... Dans ce quatrième volet des avantures d'Erica Falck, Camilla Läckberg tisse avec brio l'écheveau d'une intrigue palpitante. Cueilli par un dénouement saisisssant, le lecteur en redemande.

Notre avis :

A consommer sans modération.

 

princglacepredicateurtaillur.jpgoiseaum

 

Pour réserver un ou plusieurs de ces ouvrages en librairie, cliquez sur les images des livres.


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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 07:18

L’entreprise californienne a renoncé à censurer des scènes de nudité dans deux adaptations en bandes dessinées d’œuvres de James Joyce et Oscar Wilde.

Face aux protestations, Apple a décidé de revenir sur sa décision de censure de passages de deux bandes dessinées diffusées en version électronique sur iPad et comportant des scènes de nudité, a-t-on appris sur le blog “The Big Money".

Le premier titre, Ulysses Seen, une BD adaptée du roman Ulysse de James Joyce, montrait la poitrine nue d’une jeune femme. ipa.jpg

Dans le second, une adaptation graphique de L’importance d’être constant d’Oscar Wilde, les dessins censurés représentaient deux hommes à moitié nus en train de s’embrasser.

Apple, qui affiche sur le chapitre de la nudité une position ferme, son PDG Steve Jobs ayant plusieurs fois affirmé son opposition à la diffusion de contenus obscènes sur l’iPad, a demandé aux auteurs des deux applications de leur proposer à nouveau la version d’origine de leurs œuvres.

Encore un exemple flagrant de ce qui attend les possesseurs de ces lecteurs numériques; censure, supression de texte, lissage du contenu. Le politiquemeent correct a encore de beaux jours devant lui.

Sources : Livre-Hebdo


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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 08:15

rohmer_141.jpg Né Jean-Marie Schérer à Nancy, en 1920, celui qui prend le pseudonyme d'Eric Rohmer est d'abord un critique de cinéma réputé. Rédacteur en chef des "Cahiers du Cinéma" dans les années 50, il signe, avec Claude Chabrol, le premier essai sur l'oeuvre d'Hitchcock. Ensuite ce grand intellectuel, professeur d'université, va se lancer dans la mise en scène avec une série baptisée "Six contes moraux". Parmi ceux-ci, "Ma nuit chez Maud" qui le révèle en 1969 et qui rayonne grâce à la finesse de son scénario et la beauté de l'actrice Françoise Fabian.


Rohmer a trouvé son style : tel un Marivaux du XXe siècle, il va explorer les tourments du coeur dans des comédies douces-amères très raffinées.


Le cycle "Comédies et proverbes", qu'il entame dans les années 80, est sans doute le plus fécond avec des films comme "Pauline à la plage" ou "Les nuits de la pleine lune".Eric Rohmer adorait la jeunesse et il a révélé de nombreux acteurs comme Fabrice Lucchini ou Arielle Dombasle.


Il est mort à Paris le lundi 11 janvier, à l'age de 89 ans.


  • La Maison d’Elisabeth, Gallimard, Paris, 1946, réédition 2007 (ISBN 9782070785155)
  • Six Contes moraux, L'Herne, Paris, 1974, réédition 2003 (ISBN 9782851977076)
  • Le Trio en mi bémol, théâtre, Actes Sud Papiers, Arles, 1988 (ISBN 9782869431232)
  • De Mozart en Beethoven, essai sur la notion de profondeur en musique, Actes Sud, Arles, 1998 (ISBN 9782742719600)
  • Organisation de l'espace dans le Faust de Murnau, Petite Bibliothèque des Cahiers du cinéma (poche), Paris, 2000 (ISBN 9782866422578)
  • Rohmer et les autres, sous la direction de Noel Herpe, Presses universitaires de Rennes, 2007 (ISBN 9782753504097)
  • Éric Rohmer 3, Contes des quatre saisons et Tragédies de l'histoire, sous la direction de Yannick Mouren ; avec des études de Didier Coureau, Suzanne Liandrat-Guigues, Joel Magny (et al.), Lettres modernes Minard (Études cinématographiques 71), Paris-Caen, 2008

rohmeretlesautres.jpgIl n'y a pas énormément d'ouvrages parlant de l'homme, de son parcours. On notera cependant l'excellent livre "Rohmer et les autres", aux PUF, dans la collection Le Spectaculaire, dirigée par Noël Herpe.



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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 17:07
lea-fehner___250_250.jpg Á 20H30, le 30 janvier, Léa Fehner sera au cinéma Saint Laurent, à Blain.

Á 19h00, projection de son court-métrage "Sauf le silence", au Clap café (02 40 87 08 32).


Avec deux films à son actif, dont un court-métrage, Léa Fehner est une étoile montante de la réalisation française. "Sauf le silence", tourné en 2006, nous raconte l'histoire d'une famille séparée par un horizon de murs; les murs de la prison et les murs de l'indifférence. Une femme dont le mari est emprisonné doit maintenir la cohésion fragile entre celui-ci, son enfant, et sa vie. Comme le dit si bien Léa Fehner, parler, crier s'il le faut, mais tout sauf le silence.


qu_un_seul_tienne_et_les_autres_suivront_Affiche.jpg La prison, c'est aussi le décor de son dernier film "Qu'un seul tienne et les autres suivront", un film sur des personnages que rien ne destinait à se rencontrer, et qui pourtant se croisent au détour d'un parloir de prison. Cette histoire est superbement racontée, pensée avec une maturité impressionnante. On a du mal à s'extraire de la vie de ces héros du quotidien, superbes et fragiles. Ce film a obtenu le prix Michel d'Ornano du festival de Deauville en 2009, et a été sélectionné en 2009 à la Mostra de Venise dans la section Venise Days.Il a également reçu en décembre 2009 le prix Louis Delluc du premier film.


Pour en savoir plus, vous pouvez également retrouver les interviews de Léa Fehner dans Le monde, Libération et FigaroScope. Et aussi le site du cinéma Saint Laurent et du Clap café.


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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 16:09

45761995Une petite librairie, à Poligny, dans le Jura, était en grande difficulté, faute de fréquentation. La suite, on la devine : cessation d'activité, fermeture, désert culturel ... 

Mais une soixantaine de clients, attachés à la "proximité du livre", ont créé une société par actions simplifiée (SAS) qui a permis la réouverture de l'établissement.

Entre arrivages de cartons, livres à mettre en rayon, nouvelles commandes et clients bien présents en période de rentrée scolaire, les bénévoles de la nouvelle librairie s'affairent. "Notre objectif est de maintenir la proximité du livre", explique Mathilde, présidente de la boutique née des cendres de la dernière librairie.

En difficulté financière, l'ancienne libraire avait fait part à plusieurs de ses clients, dès début 2008, de son intention de mettre un terme à son activité. Préoccupés par la disparition d'un énième commerce de proximité dans la commune ou attachés à la pérennité de ce lieu de culture, clients et habitants se sont mobilisés pour sauver leur librairie. "Comme il n'y avait pas de repreneur, nous avons fait le pari de trouver un budget", explique Corinne qui a travaillé trois ans en librairie à Paris avant de s'installer ici. Au mois d'août dernier, tous ensemble, ils ont créé une SAS dont le capital est constitué de plusieurs porteurs de part. Chaque part coûte 500 euros, pour un (budget) total de 55.000 euros. Parmi la soixantaine de personnes impliquées, chacune a acheté une, deux ou trois parts, devenant ainsi actionnaire de la SAS qui fonctionne sur le principe d'"une personne égale une voix". "Pour beaucoup de gens, c'était un élan du coeur mais aussi un effort financier.

Certains ne pouvaient pas mettre 500 euros et se sont regroupés", confient Mathilde et Corinne, qui occupe le nouveau poste de libraire, salarié, créé pour l'occasion. La mobilisation "n'a fonctionné que sur du réseau informel et par le bouche à oreille", selon la présidente, documentaliste de profession. "C'est très dynamisant, on fait souvent référence à l'économie solidaire, mais là, notre projet est une réalité concrète", ajoute-t-elle. La démarche des deux femmes et des autres actionnaires est renforcée par une certitude: "les gens ont encore le goût des livres". "Beaucoup de jeunes, à partir de 10 ans, entrent, regardent les livres, ressortent.

C'est un univers qui ne leur fait pas peur, c'est leur environnement", constate Corinne. A la nouvelle librairie, on reste toutefois conscient des difficultés de l'aventure. "Même si on part sur des bases économiques saines, il faut voir sur le long terme ce que ça va donner. C'est un commerce qui demande beaucoup d'investissements et d'efforts", dit Mathilde.

"La librairie est un des commerces les moins rentables, on le fait par passion", renchérit Corinne, affairée aux milieux des piles de livres et des "cartons porteurs d'espoir et d'avenir pour la librairie".


Et visiblement, personne n'a demandé se stock-options pour s'investir dans le projet ...

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 12:24

brentanosUne librairie qui ferme.... C'est toujours un déchirement de voir disparaître un tel lieu. Des rayons surchargés, parfois un peu poussiéreux, des gens étranges qui vous accueillent avec le sourire, et vous font découvrir des trésors de littérature, ou bien vous laissent farfouiller dans les rayons, chercheurs curieux d'auteurs connus ou inconnus.

 

Un exemple frappant de la dictature financière : la fermeture de Brentano's, avenue de l'Opéra, à Paris. Véritable institution fondée en 1895, cette librairie était spécialisée en littérature américaine, et continuait de bénéficier d'une affluence importante de nombreux clients, notemment des américains en vacances dans la capitale.

 

Brentano's, ­fondée par Simon Brentano, constituait un passage obligé pour les plus grands auteurs américains en voyage à Paris tels que Scott Fitzgerald ou Mark Twain. La librairie inquiétait les nazis, qui avaient confisqué les milliers d'ouvrages des rayons - en priorité des atlas et des cartes ! - pour y mettre des livres de propa­gande allemands. Et, à l'occasion, la librairie avait aidé des Français à trouver du papier pendant les années de pénurie. André Maurois et Pierre Lazareff en ont bénéficié. Alors, pourquoi cette mort inattendue d'une entreprise historique qui réussissait bon an mal an à vendre pour plus de 3 millions d'euros de romans, essais et autres ­documents ?

 

Cela faisait près de huit ans que la directrice, Chantal Bodez, se trouvait en conflit avec le propriétaire des murs, la BNP Paribas. La banque, comme la réglementation l'y autorise, avait décidé de déplafonner le loyer. L'addition présentée au couple de libraires, Chantal et Jean-Marc Bodez, était salée : 200 000 € par année, contre 75 000 € auparavant, pour quelque 400 mètres carrés. Finalement, la BNP a revu à la baisse son loyer. Mais le chiffre proposé, 175 000 €, restait bien trop élevé.

La librairie Brentano's a d'abord été placée en redressement judiciaire en 2008 par le tribunal de commerce, puis elle a dû mettre la clé sous la porte. Quatorze employés ont été licenciés.


Nous remercierons donc chaleureusement la BNP Paribas, qui en plus de toucher près de 4 milliards d'aide de l'état, suite à des gestions désastreuses d'actifs toxiques,  fait montre de sa participation active à l'économie de notre pays en soutenant l'emploi et les PME d'une manière originale.

 


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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 09:38

Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi de 1986 à 1988, président de l'Assemblée nationale française de 1993 à 1997, président du Rassemblement pour la République de 1997 à 1999, il est Premier président de la Cour des comptes de 2004 à sa mort, le 7 janvier 2010. Décédé à la suite d'une crise cardiaque dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 66 ans.

Ce bonhomme "grognon et chaleureux", grand défenseur d'une certaine idée de la France, était depuis 2004, de part sa fonction de président de la cour des comptes, un "poil à gratter" de la République, soulignant chaque année, obstinément, les dépenses excessives et la mauvaise gestion de certains organismes d'état.


Il avait publié, au cours de sa carrière, différents ouvrages, politiques pour la plupart.


Réussir l'alternance (1985)
La Force de convaincre (1990) ;
Louis Napoléon Le Grand (1990, prix du Second empire de la fondation Napoléon 1990)
De l'Europe en général et de la France en particulier (en coll., 1992)
Discours pour la France (1992)
Demain, la France : tome 1 : la Priorité sociale (en coll., 1992); tome 2 : la Reconquête du territoire (1993)
Ce que j'ai dit (1993)
Discours encore et toujours républicains (1994)
Deux France ? (en coll., 1994)
240 dans un fauteuil (1995)
C'est quoi la politique ? (récit pour enfants, 1999)
Plus français que moi, tu meurs ! (essai) (2000)
Lettre ouverte à ceux qui veulent encore croire à Paris (2000)
Itinéraire dans la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs (mémoires, 2003).

Si vous voulez lire une biographie intéressante de cet homme de conviction :


Philippe Séguin, hussard de la République
Editions Seuil (1996)
Collection L'épreuve des faits
seguinbio-copie-1.jpg

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 07:41

L'e-commerçant Amazon est assigné en justice pour avoir supprimé des livres électroniques de l'ordinateur de plusieurs clients, livres dont la multinationale ne détenait pas les droits.


Ce procès fait enfler la polémique autour de la légalité de ce procédé. bigbrother2.jpg

 

Comble de l'ironie, parmi les titres effacés à distance figurent deux ouvrages d'Orwell, dont le célèbre 1984 qui dénonce un système totalitaire contrôlant l'information. Face au mécontentement de ses clients, Amazon s'est justifié en invoquant l'obligation à se conformer à la législation sur les droits d'auteur. Jeff Bezos, patron de la firme, a depuis présenté ses excuses et qualifié la suppression des livres acquis par les clients de «stupide». Des excuses semble-t-il insuffisantes pour certains, puisque le jeune Américain Justin Gawronski vient d'engager des poursuites en justice. Outre la suppression de son livre, il reproche à Amazon d'avoir rendu inexploitable un projet scolaire sur lequel il travaillait.

Cette affaire pourrait provoquer un appel d'air puisque les avocats de l'étudiant ont déposé une plainte en action collective. D'autres plaignants sont donc susceptibles de s'y joindre, à condition que la justice juge la procédure applicable dans ce dossier. Ce procès met en lumière la pratique controversée d'Amazon. Pour leur part, de nombreuses associations partisanes des logiciels libres réclament l'interdiction des technologies de contrôle des oeuvres numériques, notamment le mécanisme de suppression à distance des contenus.

Le patron de l'e-commerçant, Jeff Bezos, avait déjà fait des excuses publiques. Amazon a cette fois conclu un accord amiable afin de mettre un terme à la plainte ouverte en action collective. L'entreprise versera ainsi 150 000 dollars à Justin Gawronski.

Une fois les frais d'avocat réglés, l'argent sera versé à des oeuvres caritatives a d'ores et déjà indiqué le lycéen. Justin Gawronski se satisfera du bon d'achat de 30 dollars qui lui a été offert par Amazon.

Au-delà de cette affaire, se pose le problème du contrôle par une firme multinationale de la distribution des livres électroniques. Aujourd'hui, il s'agit d'une suppression à distance d'un livre acheté, mais demain, ne peut-on imaginer une censure, des pages retirées, voire une sélection ordonnée de livres politiquement corrects. Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je resterais encore longtemps un fidèle lecteur du livre papier.


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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 10:18

AKIRA TORIYAMA

Qui est Akira Toriyama ? Il est tout simplement l’un des plus grands Mangaka (je ne parle pas de taille !) toutes générations confondues. Pour expliquer l’importance du personnage il suffit juste de vous dire qu’il est le créateur de la série Dragon Ball. À moins de vivre dans une grotte en Sibérie, vous avez forcément entendu parler des aventures de Sangoku.

Akira Toriyama est né le 5 avril 1955 à Kiyosu, préfecture d’Aichi au Japon. A l’origine Akira Toriyama est un spécialiste de l’illustration, il consacre tout son temps à donner vie à des personnages de mangas. C’est en 1978 qu’il commence sa carrière avec Wonder Island, publié dans le Weekly Shonen Jump, et il devient célèbre grâce à Dr Slump publié chaque mois dans ce magazine de 1980 à 1984.

C’est à partir de 1984 qu’il devient LE Mangaka dont tout le monde parle, grâce a la création de Dragon Ball (1984-1995). Son style devient une référence, maintes fois copié par d’autres Mangaka. Du premier manga Dragon Ball au dernier (42 volumes au total),il se passe onze ans. Dragon ball devient un immense succès, et au fur et à mesure de la création du manga son style s’améliore, il évolue graphiquement jusqu'à devenir character designer pour de nombreuses productions (Dragon Quest entre autres).

Alors que Dragon Ball devenait exclusivement basé sur les combats, Akira Toriyama décide de mettre fin a la série au 42eme épisode. Pour retrouver le style de ses premières productions, il réalise de courtes histoires (Akira Toriyama : Histoires courtes ; ça porte bien son nom, n’est-ce pas ?)

Il est intéressant de noter que les mangas d’Akira Toriyama se passent tous sur une sorte de planète Terre alternative appelé Dragon World, où il n’est pas rare de croiser des humains « animalisés » et des dinosaures. La vie du mangaka se ressent beaucoup sur ses œuvres, Toriyama est un homme attaché a la campagne, mal à l’aise en ville, tout comme ses héros. Le thème du campagnard qui découvre la ville est souvent employé sur le ton de la comédie.

 

MANGAS

-Gum Gum Punch Songoku (1978)

-Journey to West (1978)

-L’Iles Merveilleuse (1978)

-L’Ile d’Harai (1979)

-Inspecteur Tomato (1979)

-Dr Slump (1980)-Pola & Roid (1981)

-L’Evasion (1981)-Pink (1982)

-Mad Matic (1982) -Chobit (1983)

-Dragon boy (1983)

-Tongpoo (1983)

- Dragon Ball (1984-1995)

-L’ApprentiMangaka (1985)

-Mister Ho (1986)

-Lady Red (1987)

-Kennosuké (1987)

-Sonchoh (1988)

-Mamejiro (1988)

-Soramaru (1989)

-Cashman (1990)

-Dub & Peter (1992)

-Go ! Go ! Ackman (1993)

-Alien X Peke (1996)

-Toki Mecha (1996)

-Bubul (1997)

-Cowa ! (1998)

-Kajika (1999)

-Sand Land (2000)

-Neko Majin (2001)

-Cross Epoch (2006)

-Sachie-chan Guu ! (2008)

 


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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 09:39

Véritable phénomène du monde du jeu vidéo, la saga Halo est le Star wars des Gamers. Véritablement une grande œuvre du monde de la Science-fiction qui se devait de trouver sa place parmi cette littérature, et c’est l’édition Fleuve noir qui s’y colle. Le texte qui suit rémunère l’histoire de la saga sans spoiler et présente les trois premiers romans sortis dans l’Hexagone, le quatrième n’étant pas sorti des Etats-Unis pour le malheur des fans Francophone.

 

L’HISTOIRE

Nous sommes en 2552 (apparemment l’humanité à survécut a la grippe Porcine, à la crise et à Nicolas Sarkozy !). La surpopulation a contraint un grand nombre d’habitants à coloniser d’autres mondes. Des millions d’hommes (et de femmes, j’espère pour eux) vivent à présent sur les planètes habitables d’autres systèmes stellaires. Joyau de la colonisation humaine, la planète Reach abrite un chantier naval interstellaire ou sont construit les vaisseaux coloniaux civils et les vaisseaux de guerre du CSNU (les marines de l’espace en gros) Compte tenu de sa proximité de la Terre, Reach est aussi un centre d’activité scientifique et militaire.

Il y a 32 ans, tout contact avec la lointaine colonie Harvest fut soudainement interrompu. Un groupe d’intervention fut détaché pour enquêter, mais il fut presque intégralement détruit : seul un vaisseau très endommagé parvint à revenir sur Reach. Son équipage raconta qu’un vaisseau extraterrestre apparemment invincible avait écrasé les forces humaines sans la moindre difficulté.

Ainsi se déroula la première rencontre avec un groupe de races extraterrestres unies par leur fanatisme religieux : Les Convenants. Le haut clergé Convenant ayant jugé l’humanité indigne de leurs dieux, leur caste de guerriers lança une guerre sainte sans merci contre le genre humain.

Sur Reach, un projet militaire secret visant à créer des supers soldats cyborgs a pris une importance capitale. Lors des essais de déploiement, les soldats du projet SPARTAN II ont enregistré des résultats impressionnants contre les convenants, mais ils sont trop peu nombreux pour pouvoir renverser le cours de la guerre.

Tout récemment, les soldats SPARTAN-II existants ont été rappelés sur Reach pour y être perfectionnés. Leur mission était la suivante : aborder un vaisseau Convenant et localiser leur monde. Mais deux jours avant le début de cette mission, les forces ennemies ont attaqué la planète Reach. Les Convenants sont désormais aux portes de la Terre…

 

LA CHUTE DE REACH

Auteur : Eric Nylund

Date de parution : 11/03/04

Prix : 6,90 €

Pages : 480

Ean13 : 9782265078086

Résumé : Alors que la redoutable flotte des convenants sillonne inexorablement l’espace, dans l’intention d’éradiquer l’humanité, la planète Reach est le dernier bastion humain qui ne soit pas encore tombé. Situé aux portes de la terre, Reach est la seule forteresse militaire à pouvoir espérer repousser l’attaque extraterrestre. Mais les défenseurs de la planète ont une autre priorité : empêcher les convenants de découvrir la localisation de la terre. Avec une puissance de feu et des forces inférieures, les soldats Humains semblent avoir peu de chance de résister aux Convenants ; Reach abrite cependant un secret très bien gardé. Cette planète est le centre d’entrainement des touts premiers « super-soldats ». Ayant pour nom de code SPARTANS, ces combattants émérites, doté d’une technologie avancée, n’ont pas d’égal dans l’univers : ils sont silencieux, professionnels et dangereux. Lorsque commence l’attaque des perfides Convenants, une poignée de Spartans s’apprête à leur livrer une guerre totale. Ils tueront, ou seront anéantis, mais ne se rendront jamais. Et l’un d’entre eux, le Spartan connu sous le nom d’Adjudant, survivra même pour livrer une autre bataille sur un ancien et mystérieux monde artificiel baptisé Halo…

LES FLOODS

Auteur : William C. Diet

Date de parution : 14/10/04

Prix : 6,90€

Pages : 448

Ean13 : 9782265078093

Résumé : La guerre entre Humains et Convenants, un combat à mort pour la survie de l’humanité, atteint son point culminant sur le monde mystérieux de Halo. Mais la puissante armée extraterrestre n’est pas le seul péril embusqué sur cette planète… Alors que le monde forteresse de Reach et ses courageux défenseurs disparaissent sous le feu des bombardements ennemis, un unique croiseur échappe au carnage avec à son bord les derniers survivants Humains –le capitaine Keyes, quelques centaines de marines, et le dernier spécimen de super-soldats Spartan, l’Adjudant. Assisté de Cortana, l’intelligence artificielle du vaisseau, l’Adjudant atterrit sur Halo au milieu de troupes massives de Convenants. Curieusement, les soldats semblent chercher quelque chose sur l’anneau artificiel. Il s’avère en effet que Halo, crée de toutes pièces par une race extraterrestre depuis longtemps éteinte, dissimule de nombreux secrets. Mais l’un d’entre eux éclipse de loin tous les autres…

OPERATION FIRST STRIKE

Auteur : Eric Nylund

Date de parution : 10/02/05

Prix : 7,80€

Pages : 512

Ean13 : 9782265079922

Résumé : La guerre entre Humains et Convenants, un combat à mort pour la survie de l’humanité, atteint son point culminant sur le monde mystérieux de Halo. Mais la puissante armée extraterrestre ne compte pas stopper là sa quête destructrice… Halo a été détruit, et la menace que l’anneau artificiel faisait peser sur toutes formes de vie, neutralisée. Mais la victoire a couté terriblement cher au CSNU. Des milliers de courageux soldats sont tombés sur le champ de bataille pour éviter que l’invention extraterrestre ne tombe entre les mains de l’ennemi. Maintenant, le sort de l’Humanité repose tout entier sur l’un des seuls Spartans ayant échappé au carnage : l’Adjudant. Avec Cortana, l’intelligence artificielle du vaisseau, il doit rassembler les survivants, malgré la présence de nombreuses patrouilles Convenants gravitant autour des débris de Halo…

Une puissante secte-religieuse extraterrestre, des super-soldats, un combat a mort pour la survie de l’humanité, peu d’espoir et plus grand-chose a perdre si ce n’est la Terre, que dire de plus, passer à coté revient à louper the phénomène Science-fiction de cette décennie, rien que ça !

 


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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 11:39

Les mangas souffrent d'une certaine image auprès du plus grand nombre, surtout de la part des parents qui se soucient de la lecture de leurs petites têtes blondes, ce qui est tout a leurs honneur (les parents qui s'intéresse réellement à l'avenir de leurs enfants sont rares de nos jours). Les Mangas (avec un grand M) sont-ils uniquement sujet à la violence et aux jeunes femmes légèrement (beaucoup même) dévêtues ? Peut-on apprendre quelque chose avec ce genre de littérature ? Évidemment, le manga est un élément à part entière (si, si, je vous jure !) de la culture du Japon. Mais que peut-il nous apprendre ? L'histoire (d'où le titre) bien sûr ! Vous voulez quelques exemples ? C'est prévu, je vous rassure !


KENSHIN LE VAGABOND

Au milieu du siècle dernier, le Japon s'apprête à entrer dans l'ère Meiji, passant sans transition du moyen-âge à l'industrialisation. Les Samouraïs n'ont plus leur place dans cette société moderne. Les guerriers sont moins utiles que les commerçants. Sans emploi, n'ayant plus le droit de porter le sabre, confrontés aux fusils et aux canons, les samouraïs vont peu à peu disparaître pour entrer dans la légende.

Kenshin, est l'un de ces guerriers perdus. Grand maître de sabre, il est devenu un vagabond errant sur les routes du Japon. Mai son esprit chevaleresque et son courage vont faire de cet ancien mercenaire un justicier aimé et respecté.

Inspiré de la vie d'un samouraï, Kenshin mélange avec subtilité des scènes d'action spectaculaires à une réflexion sur le passage du Japon à l'aire industrielle. Une réussite.


L'ART DE LA GUERRE

Il y a plus de 2500 ans, l'époque des royaumes combattants, la Chine (il n'y a pas que le Japon, la Chine a également beaucoup à nous apprendre !) est déchirée par des guerres successives (à l‘image des Gaulois, comme quoi tout se répète !). Sun Tzu (à l‘image de notre Vercingétorix), expert en affaires militaires, entreprend alors la rédaction de L' ART DE LA GUERRE : treize articles qui représentent la quintessence de la stratégie militaire et politique. Ici sont illustrées les stratégies du grand maître, élaborées à partir de ses expériences personnelles et toujours en usage aujourd'hui.

L'art de la guerre est le livre de chevet de tout général qui se respecte (le livre, pas le manga évidemment, mais qui lit le manga est tenté de lire le livre ! Croyez-moi !). Ce livre est le plus grand livre philosophique consacré à la guerre, de tous les temps. Un général Japonais a dit: « Un grand général est capable de gagner la guerre sans livrer une seule bataille ! « L'art de la guerre est le manga qui apprend le respect d'autrui, ce qui est rare dans tous les ouvrages actuels de ce genre.


GEN D'HIROSHIMA

Dans le Japon en guerre, le jeune Gen Nakaoka et sa famille survivent, tant bien que mal, entre la faim et les persécutions dues au pacifisme militant du père, dans une ville curieusement épargnée par les bombardements, jusqu'au matin du 6 août 1945, lorsque l'enfer nucléaire se déchaîne soudain sur Hiroshima.

Le point fort de Gen d'Hiroshima ? Le manga est écrit par un témoin direct, Nakazawa, qui, en se servant de ce qu'il a vécut (et survécut en fait), raconte l'horreur absolue pendant et après l'holocauste nucléaire. Une vision dure mais réelle de la guerre. Assurément un grand manga.


CAT SHIT ONE

Et si l'histoire du Japon et de la Chine ne vous intéresse pas (ben oui, ça arrive) ? Vous prendrez bien un peu de la guerre du Vietnam (ça, ce n'est pas bien !) ?

Les récits narrant la guerre du Vietnam sont nombreux. Mais le manga de Kobayashi se distingue de tout ce qui a été écrit ou réalisé dans ce registre grâce à l'idée suivante: tous les humains sont représentés par des animaux. On suit ainsi les missions du sergent Perkins et de ses deux soldats, Rats et Bota, des lapins. Face à eux, les Vietnamiens sont représenté par des chats, les Chinois par des Pandas et les Français par des cochons (oui, c'est vexant !). Et malgré les apparences, le récit est extrêmement réaliste. Le soin du détail, en particulier dans les armes ou les uniformes, et la précision des informations données finissent par balayer l'apriori du lecteur.

Les mangas historique sont assez nombreux, les quatre cités ci-dessus font partie des plus connus. Mais quand vous aurez achevé leur lecture, le manga kana vous auras pris au piège !


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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 11:18

Je vais vous parler ici de deux aspects fondamentaux de notre patrimoine national : le camembert et la littérature. Afin de couper court à toute forme de protestation, voire de moquerie, je tiens à vous rappeler les différentes similitudes entre ces deux institutions, qui en font des sujets très complémentaires, bien que de forme différente.

Rassurez-vous, je ne vous demanderais pas si vous aimez le camembert, et je ne ferais pas de déclarations grandiloquentes sur les ennemis de la gastronomie fromagère. Vous êtes autorisés à apprécier toutes les formes littéraires, sans pour autant vous délecter de notre fromage national... Les deux ne sont pas liés ... Enfin presque pas ...

Pour ceux qui connaissent, en véritables disciples de Marie Harel, tous les termes techniques liés au fromage (affinage, coulant, pâte crue, pâte cuite ...), certaines analogies ne manqueront pas de les troubler, à la lecture de différents ouvrages

C'est-y pas beau, ça ?

Puisque c'est un blog littéraire, causons donc de livres. Jean Teulé est un écrivain que j'aime lire; je suis rarement déçu par ses romans, et surtout par son style très travaillé, inimitable. Voilà ! Vous la voyez venir, l'analogie ? Eh oui, au risque de déplaire aux puristes de la littérature sur piédestal, je compare volontiers un roman comme "Le Montespan" à un fromage authentique, un camembert racé. Pas cet espèce de bout de plâtre aseptisé, au lait pasteurisé, que l'on ose qualifier de fromage, non, pas cette immonde ersatz... Mais un vrai camembert, à l'odeur forte, boisée, dont on sent que l'affinage va donner des résultats surprenant au palais. Comme le récit de cet excellent livre, il coule doucement, sans irrégularité, avec juste ce qu'il faut de subtilité et de rugosité ... L'humour qui se dégage de cet ouvrage proto-historique est comme le vin que nous pourrions boire avec notre brave camembert : subtil et riche, afin d'exalter le goût fort et authentique de l'aliment.

Vous devez penser que j'aime le camembert. J'avoue, j'adore ce fromage, ainsi que toutes les autres variétés, pour peu qu'elles soient authentiques. Il en est de même pour la lecture : je ne veux pas être trompé, mais surpris. Prenez le dernier livre d'Olivier de Kersauzon, "Ocean's songs", et surtout, lisez-le. On est en plein dans l'authentique, dans la forme la plus épurée du récit de voyage, là où chaque mot est à sa place et ... que dire d'autre ? C'est un vrai chef d'oeuvre. Si je devais encore comparer ce livre, comme le précédent, je dirais qu'il est riche, mais cependant tout en finesse; on sent que l'affinage a été long et soigné, comme pour une belle tome de Savoie, que l'on déguste dans certains coins de France avec un petit blanc sec et fruité.

Je n'évoquerais pas ici les livres qui me font plus penser à de la vache-qui-rit qu'à de nobles et rustiques fromages, mais vous aurez surement une vague idée de ceux auxquels je pense, en lecteurs avertis.


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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 12:32

Voici, de la manière la plus exhaustive possible, un modeste condensé de l'œuvre Robin Hobb. Pour les éditions de poche, toutes ne sont pas mentionnées, mais vous pouvez retrouver l'intégralité de la bibliographie dans la catégorie « Bibliographie du blog »

Sommaire :
 

1) L'auteur

2) Le cycle de l'assassin royal

Les romans du cycle de l'assassin royal :

  • L'apprenti assassin
  • L'assassin du Roi
  • La nef du crépuscule
  • Le poison de la vengeance
  • La voie magique
  • La reine solitaire
  • Les romans du cycle du prophète blanc :
  • Le prophète blanc
  • La secte maudite
  • Les secrets de Castelcerf
  • Serments et deuils
  • Le dragon des glaces
  • L'homme noir
  • Adieux et retrouvailles

3) Le cycle de des aventuriers de la mer

  • Les romans du cycle des aventuriers de la mer :
  • Le Vaisseau magique
  • Le Navire aux esclaves
  • La Conquête de la liberté
  • Brumes et tempêtes
  • Prisons d'eau et de bois
  • L'Éveil des eaux dormantes
  • Le Seigneur des Trois Règnes
  • Ombres et flammes
  • Les Marches du trône

4) Le cycle du soldat chamane

  • Les romans du cycle du soldat chamane :
  • La Déchirure
  • Le Cavalier rêveur
  • Le fils rejeté

5) Le cycle de Ki et Vandien

  • Les romans du cycle de Ki et Vandien :
  • Le Vol des harpies
  • Les Ventchanteuses
  • La Porte du Limbreth
  • Les Roues du destin

6) Le cycle du peuple des rennes

  • Les romans du cycle du peuple des rennes :
  • Le peuple des rennes
  • Le frère du loup

7) Le blog francophone de Robin Hobb

8) Les illustrateurs

9) Les traducteurs

10) Interview de Robin Hobb pour Fantastinet

 

  • Robin Hobb (alias Megan Lindholm)

 

Le véritable nom de Robin Hobb est Margareth Astrid Lindholm, et elle est née aux Etats-Unis en 1952.

Robin Hobb est partie, dès son plus jeune âge en Alaska. Le blanc, le froid mais aussi les merveilles de la nature, lui ont donné l'envie d'écrire et d'inventer ou de réinventer le monde, la flore et la faune. Alors que son mari, pêcheur, éprouve des difficultés financières, elle décide dans les années 1970 de publier ses premiers textes sous le nom de Megan Lindholm. Pourtant ces romans, comme 'Le Peuple des rennes' ou 'Le Frère du loup', ne trouvent pas le succès escompté et ce n'est qu'en 1995 qu'elle imagine le personnage de Fitz et du Fou qui feront de sa trilogie, 'L' Assassin royal', l'une des plus grandes sagas de la Fantasy.

Forte de cette renommée, celle qui s'appelle désormais Robin Hobb décide d'aller plus loin encore en créant un monde parallèle à celui des Loinvoyants - la famille royale dans sa première trilogie. Le triomphe 'Des Aventuriers de la mer' est total.

Elle devient un auteur mondialement reconnu qui gère ce nouveau succès avec beaucoup de sang-froid.

 

  • Le cycle de l'assassin royal :

Dans l'édition originale parue le 16 janvier 1996, est paru en premier The Farseer Trilogy (Assassin's Apprentice, 1995 ; Royal Assassin, 1996 ; Assassin's Quest, 1997), trilogie à laquelle l'auteur n'avait pas prévu de suite.

Une autre trilogie, n'appartenant pas au cycle de l'assassin royal mais située dans le même univers, a été publiée par Robin Hobb par la suite, il s'agit des Aventuriers de la mer, de son titre original The Liveship Traders (Ship of Magic, 1998 ; Mad Ship, 1999 ; Ship of Destiny, 2000).

L'auteur affirme qu'après avoir terminé Assassin's Quest, elle croyait les aventures de Fitz et du Fou terminées - avant de comprendre qu'elle se trompait.

Elle s'attela donc à l'écriture d'une seconde trilogie, The tawny man, continuant le cycle de l'Assassin Royal (Fool's Errand, 2001 ; Golden Fool, 2002 ; Fool's Fate, 2004) avec la plupart des personnages du premier cycle. Fait surprenant pour une suite qui n'avait pas été prévue, celle-ci est d'une cohérence rare, et se révèle non seulement la continuation logique du premier cycle, mais surtout son indispensable conclusion.

Trois points sont à éclaircir pour les lecteurs français souhaitant s'engager dans cet univers. Car si la traduction française d'Arnaud Mousnier-Lompré est de haute qualité, en revanche les choix des éditeurs français ont davantage été dictés par les intérêts commerciaux que par la logique.

Tout d'abord, et c'est le plus important pour le lecteur, la trilogie des Aventuriers de la Mer se situe chronologiquement entre les deux cycles de l'Assassin Royal. C'est-à-dire entre les tomes 6 et 7 de la version française.

Le second cycle reprend certains éléments cruciaux développés dans les Aventuriers de la mer, sans que leur lecture soit pour autant indispensable (comparable en cela à la manière dont Asimov fait converger ses deux cycles majeurs, les Robots et Fondation, dans les derniers tomes de Fondation).

C'est particulièrement déroutant quand on sait que l'éditeur français, Pygmalion, a interrompu la traduction des Aventuriers de la Mer pour faire paraître celle de The tawny man.

De plus, les tomes anglais sont découpés en 1, 2 puis 3 tomes, vraisemblablement à mesure du succès commercial croissant de la série. Et la version française présente les deux cycles de l'Assassin Royal comme un ensemble sans discontinuité.

Enfin, pour compliquer encore les choses les quatre tomes de « la Citadelle des ombres », également édités par Pygmalion, ne sont autres que des versions plus volumineuses de l'Assassin Royal : les deux premiers tomes recouvrent la première trilogie, les tomes 3 et 4 la seconde.

Le premier cycle de l'assassin royal (The Farseer Trilogy) :

Dans un monde différent du nôtre, un univers médiéval fantastique de rois, de guerriers, de pirates et des chevaliers, le peuple est en paix. Heureux, malgré les assauts occasionnels des "pirates rouges" sur leurs côtes. Mais voilà qu'on découvre le jeune Fitz, fils "bâtard" de Chevalerie, prince héritier de la famille royale des Loinvoyants.

Il grandit sans père - Chevalerie abdique lorsqu'il apprend son existence -, à la garde de Burrich, maître des écuries... Le monde de la cour du roi, dans lequel il évolue, n'est pas sans danger : au milieu des complots et des trahisons, Fitz n'a souvent que peu de liberté. Il doit allégeance - et la vie sauve - au roi Subtil Loinvoyant, son grand-père... Un jour, un mystérieux vieillard fait irruption dans sa vie et commence très vite sa formation d'assassin royal.

Car Fitz n'est pas n'importe qui : il devient une arme au service du pouvoir, il est celui qui peut changer le monde par ses actions... C'est du moins ce que lui affirme l'étrange Fou, son ami. Mais Fitz est-il prêt à exécuter sans discuter des ordres qu'il ne comprend pas ? Fitz doit aussi apprendre à maîtriser ses deux magies. La première est autorisée, louée, même si elle entraîne une dépendance : c'est l'Art. La seconde doit rester cachée, car elle est honteuse, et ses détenteurs souvent poursuivis et exécutés par le peuple : il s'agit du Vif, qui lui permet d'établir des liens privilégiés avec les animaux.

Très vite, d'autres questions se posent. Comment faire comprendre au roi que son fils préféré, Royal, le trahit ? Et Fitz peut-il aimer Molly, son amie d'enfance, même si la raison s'y oppose ? Au même moment, grandit sur les côtes la menace des Pirates venus du nord, des hommes sanguinaires qui détruisent tout sur leur passage, et qui laissent derrière eux des hommes qui sont à peine plus que des animaux, privés de tout sentiment... Comment mettre fin à ces massacres ? Le jeune homme devra apprendre à garder sa place au sein d'une société qui peut aussi bien l'idolâtrer que le haïr, l'aider ou le tuer.

L'Apprenti assassin : Assassin Apprentice

L'Assassin du roi : Royal Assassin (1/2)

La nef du crépuscule : Royal Assassin (2/2)

Le poison de la vengeance : Assassin's quest (1/3)

La voie magique : Assassin's quest (2/3)

La reine solitaire : Assassin's quest (3/3)

 

  • La suite, le cycle du prophète blanc (The Tawny man) :

 

Quinze ans après les aventures narrées dans le premier cycle, Fitz mène une vie tranquille loin de la cour et de tous. Il a adopté un jeune garçon, Heur, et son amie la ménestrelle vient le voir de temps à autre... Il reçoit un jour la visite de Umbre, son ancien maître assassin, puis celle pour le moins inattendue du Fou... Les Six-Duchés sont à l'aube d'une nouvelle crise.

Possesseur de la magie du Vif à l'insu de tous (cette magie étant toujours haïe), le prince héritier Devoir a été enlevé par les Pie, des personnes qui possèdent la magie du Vif et prétendent appliquer leur vengeance sur ceux qui ont persécuté les leurs, par tous les moyens même ceux contraire à la tradition du Lignage (nom que se sont octroyés ceux possédant la magie du Vif). Cette quête s'enchaînera par un voyage dans les îles afin de consolider la paix entre les Six Duchés et les clans des îles.

Or Fitz a vieilli et s'est coupé de presque tous ceux qu'il aime, pensant ainsi garantir leur bonheur et leur sécurité. Comment revenir dans le monde des intrigues et du paraître qu'est la cour royale ? D'autant que Fitz est officiellement mort, bien que de nombreuses rumeurs courent sur la possible résurrection du "Bâtard-au-Vif"...

Le prophète blanc : Fool's Errand (1/2)

La secte maudite : Fool's Errand (2/2)

Les secrets de Castelcerf : Golden Fool (1/2)

Serments et deuils : Golden Fool (2/2)

Le dragon des glaces : Fool's Fate (1/3)

L'Homme noir : Fool's Fate (2/3)

Adieux et retrouvailles : Fool's Fate (3/3)

Les romans :

 

1 L'apprenti assassin

 

Edition Pygmalion
(Septembre 1998)

Edition J'ai lu
(Décembre 2005)

Edition France loisirs
(Mai 2000)

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

2 L'assassin du Roi


Edition Pygmalion
(Février 1999)

Edition J'ai lu
(Septembre 2001)

Edition France loisirs
(Mai 2000)

 

Fitz, le bâtard royal, a survécu à sa première mission meurtrière, mais son contact avec la mort lui a laissé d'inaltérables séquelles. Revenu à Castelcerf, il retrouve celle qu'il a aimée, mais ne peut lui déclarer sa flamme sous peine de la condamner irrémédiablement. Car autour de lui, la Cour fourmille d'intrigue, les menaces se resserrent, la mort rôde. Il a pourtant quelques alliés dans la place : un prince qui lui fait découvrir les mystères d'une magie toute puissante, un maître assassin qui lui veut malgré tout du bien, et un loup, avec qui il partage lien étrange et périlleux...

3 La nef du crépuscule


Edition Pygmalion
(Septembre 1999)

Edition J'ai lu
(Janvier 2002)

Edition France loisirs
(Septembre 2000)

Ravagé, pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les navires de guerre ne parviennent plus à tenir les pirates rouges en respect. Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le soupçon, la traîtrise et le mensonge. Aussi le prince Vérité décide-t-il d'entreprendre une quête insensée : aller trouver les anciens, par-delà les montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses heures les plus sombres...

4 Le poison de la vengeance


Edition Pygmalion
(Janvier 2000)

Edition J'ai lu
(Mai 2002)

Edition France loisirs
(Décembre 2000)

Les pirates, de plus en plus audacieux et téméraires, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, le lâche usurpateur s'est replié à l'intérieur des terres. Dans son fief natal, certain de ne plus être inquiété par Fitzchevalerie, son ennemi intime, qu'il croit mort. Grossière erreur, car le jeune bâtard, retiré loin de la cour, caché, est toujours vivant. Bien décidé à se venger. Mais il lui faut d'abord réapprendre à vivre, sous la patiente égide de Burrich et d'Umbre. Et choisir sa voie : celle de la civilisation... ou celle d'une empathie plus forte que jamais, grâce au pouvoir du vif, avec oeil-de-nuit ?

5 La voie magique


Edition Pygmalion
(Juin 2000)

Edition J'ai lu
(Octobre 2002)

Edition France loisirs
(Février 2001)

 

Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : "Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d'autres forces sont en marche... Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable statut : c'est par lui que s'accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du royaume des Six-Duchés, et c'est là une charge bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie...
6 La Reine solitaire


Edition Pygmalion
(Novembre 2000)

Edition J'ai lu
(Février 2003)

Edition France loisirs
(Juillet 2001)

A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer. S'enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante habitée d'étranges présences, ils croisent peu à peu de gigantesques statues, jusqu'à voir bientôt se dresser devant eux une imposante carrière de pierre noire. Mais où se terre vérité et... est-il seulement encore vivant ?

7 Le prophète blanc


Edition Pygmalion
(Mars 2003)

Edition J'ai lu
(Octobre 2004)

Edition France loisirs
(Mai 2004)

Fitzchevalerie a scrupuleusement rempli son rôle d'assassin royal. Il a fidèlement servi le souverain subtil, puis vérité et sa reine, Kettricken. Mais, en accomplissant son devoir, il a perdu sa femme et sa fille. Désormais Fitz ne désire plus que le repos et l'oubli : il s'est retiré loin de la cour pour vivre une existence simple et paisible avec son loup Œil-de-nuit et le jeune Heur, un orphelin qu'il a recueilli. Or voici que ses anciens amis viennent le voir : Astérie la ménestrelle, Ombre son maître assassin et le mystérieux fou. Tous veulent le convaincre de revenir à la capitale car de nouveaux dangers menacent une paix récente et fragile...

8 La secte maudite


Edition Pygmalion
(Mai 2003)

Edition J'ai lu
(Janvier 2005)

Edition France loisirs
(Mars 2004)

C'est sous les traits d'un simple valet suivant son riche seigneur que Fitz et le Fou ont entrepris de partir à la recherche du prince Devoir, disparu dans d'étranges circonstances. Ils sont accompagnés dans leur quête d'Oeil-de-nuit et de laurier, la confidente de la reine Kettricken. Ils ont huit jours pour retrouver la trace du fugitif. Mais ils vont bientôt s'apercevoir que la disparition du prince n'a rien d'une banale fugue. Si Fitz retrouve facilement sa trace à Myrteville grâce au lien qui l'unit à son animal, il va rapidement découvrir que le jeune héritier de la couronne, qu'il considère comme son fils, est sous l'emprise de forces maléfiques poursuivant de sombres visées sur les Six-Duchés...

9 Les secrets de Castelcerf


Edition Pygmalion
(Novembre 2003)

Edition J'ai lu
(Mai 2005)

Edition France loisirs
(Septembre 2004)

FitzChevalerie, l'assassin royal, vient tout juste d'arracher l'héritier ou trône des Six-Duchés, le prince Devoir, des griffes de la famille Pie. Reprenant son identité d'emprunt de Tom Blaireau, Fitz aspire enfin au repos : pour clarifier sa relation avec Jinna, la sorcière des Haies ; pour voir grandir Heur, son fils adoptif ; et pour pleurer la mort de son compagnon de toujours, le loup œil-de-nuit. Hélas, les fiançailles annoncées du prince Devoir avec la Narcheska Elliania vont brusquement réclamer toute son attention. Et si les Pie profitaient du ballet diplomatique pour tenter un nouvel et dangereux coup d'éclat ? L'art et le vif ne lui seront pas de trop pour percer à jour tous les secrets de Castelcerf...

10 Serments et deuils


Edition Pygmalion
(Mai 2004)

Edition J'ai lu
(Février 2006)

Edition France loisirs
(Février 2005)

La narcheska Elliania a quitte avec ses hommes la cour de Castelcerf pour retourner sur ses îles d'outre-mer. Dans quelques mois, le prince Devoir la rejoindra pour y affronter un dragon, et tenir ainsi sa promesse. Fitzchevalerie, l'ancien assassin royal, dispose de ce laps de temps pour parvenir a créer autour de Devoir un clan d'artiseurs qui devra le protéger lors de ce voyage. Mais les candidats sont rares, et l'attention de Fitz est bientôt requise ailleurs : les Pie continuent de mettre a mal l'action politique de la reine Kettricken en faveur des Vifiers. Et la rumeur voudrait que leur chef, le manchot Laudevin, soit de retour. Or Fitz sait pertinemment qu'il n'est pire ennemi que celui que l'on a mutile...

11 Le dragon des glaces


Edition Pygmalion
(Mars 2005)

Edition J'ai lu
(Octobre 2006)

Edition France loisirs
(Novembre 2005)

Le clan des Artiseurs qui s'est formé autour du prince Devoir progresse enfin : sous la houlette de Fitz Chevalerie, Lourd, Umbre et le prince Devoir lui-même développent leur maîtrise de l'art. Pas assez vite, cependant, au goût de Fitz, car l'heure de tenir ses promesses a sonné. Devoir et ses amis embarquent sur la flotte royale, afin de permettre au prince de mener sa quête : le dragon Glasfeu, prisonnier des glaces, doit mourir de sa main pour que devoir puisse épouser la Narcheska Elliania. Fitz prend alors conscience, dans les rêves qu'il partage avec sa fille Ortie, qu'un autre dragon s'intéresse de près à leur périple, et que celui-ci voit le projet du prince des six-duchés d'un très mauvais œil.

 

12 L'homme noir


Edition Pygmalion
(Octobre 2005)

Edition J'ai lu
(Mai 2007)

Edition France loisirs
(Décembre 2005)

Après plusieurs semaines de navigation, le prince Devoir et les siens posent enfin le pied sur l'île d'Aslevjal. C'est au cœur de cet enfer de glace et de neige que 1e prince doit honorer sa promesse: ramener la tête du dragon Glasfeu. Mais entre les conditions climatiques hostiles, l'animosité d'une partie des Outrîliens qui les accompagnent, ou encore la mauvaise humeur de Lourd dont les attaques d'art incontrôlées gagnent sans cesse en puissance, l'expédition peine à atteindre son but. Pour couronner le tout, l'homme noir, gardien légendaire de Glasfeu, a refusé les offrandes qui lui étaient destinées. Heureusement, Fitz chevalerie est là. Armé de sa ruse et de son habileté proverbiales. Et si c'était la pire erreur qu'il ait jamais commise ?

 

13 Adieux et retrouvailles


Edition Pygmalion
(Février 2006)

Edition J'ai lu
(Octobre 2007)

Edition France loisirs
(Novembre 2006)

Alors que les navires emportent au loin le prince Devoir et la Narcheska Elliania désormais libres de se marier, un homme seul se dresse sur les rivages de l'île d'Aslevjal. Fitz Chevalerie, s'il a fini par se résoudre à la mort du fou, ne peut supporter de laisser la dépouille de son ami ensevelie sous les décombres du château de glace. Il se lance alors dans l'exploration désespérée des ruines souillées à tout jamais par les maléfices de la femme pâle. Son périple le mènera bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer : des contrées de la mort aux rivages secrets de l'art, Fitz trouvera peut-être les réponses à toutes ses questions... Ou des raisons de croire qu'il se trompe depuis le début ...

La suite bientôt ...

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 10:33

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La distribution enregistre une année plate mais résiste à la crise. Les distributeurs ont réalisé une année 2008 contrastée avec une hausse suivie d’un recul à partir du 3ème trimestre. Au total, la distribution est parvenue à maintenir son chiffre d’affaires (-0,5%) malgré un volume en recul (-2,2%) et dans un contexte de récession économique aux pronostics de plus en plus défavorables.

A périmètre constant, base janvier 2008, l’activité recule de -1,4% en valeur en 2008. L’évolution du chiffre d’affaires 12 mois glissants montre bien l’évolution en deux temps ainsi que le coup d’arrêt de la baisse à Noël. Les ventes de décembre 2008 et janvier 2009 se maintiennent bien par rapport à une fin d’année 2007 qui avait été excellente.

Dans une conjoncture sombre, le livre n’est pas à l’abri, mais son marché résiste jusqu’ici plutôt bien à la crise. Les chiffres de la distribution ne préjugent pas des ventes de détail ni des résultats de l’enquête annuelle de branche.

Ventes de détail : consensus des estimations et réduction des écarts entre les panélistes

Contrairement à l’année 2007, les données des instituts de panels qui mesurent l’activité des points de vente du livre sont relativement convergentes et consensuelles malgré la persistance de certains écarts :

- Ipsos a publié l’estimation la plus optimiste et voit le marché du livre enregistrer -0,1% en valeur et - 0,7% en volume pour l’année 2008.

- GfK est le plus pessimiste, annonçant pour le marché du livre -1,1% en valeur et -1,8% en volume.

- LH/I+C a annoncé un recul de -1,0% du chiffre d’affaires des points de vente en 2008.

Au-delà de ces écarts réduits dans les estimations des panélistes, la principale conclusion à en tirer est que le marché français du livre résiste à la crise principalement grâce aux ventes en librairies physiques et en ligne !

En effet, selon GfK, les ventes de livres en Grandes Surfaces Alimentaires (GSA) sont en recul de -12,3% en valeur en 2008. Comme chaque année, les données de l’Enquête de branche (qui seront publiées en juin) sont donc très attendues car à la différence de celles fournies par les panélistes, elles prennent en compte le plus large périmètre d’activité éditoriale et reposent sur une collecte de 90% du CA enquêté sans extrapolation, alors que les panélistes GfK et Ipsos doivent procéder à une double extrapolation pour estimer le marché du livre. Mais l’EAB est fondée sur le recueil du chiffre d’affaires éditorial comptable, que la plupart des éditeurs ne sont pas en mesure de fournir avant le mois de mars.

Les ventes de livres numériques

Le livre numérique reste un paradoxe commercial : alors que certains éditeurs du secteur de l’information scientifique, technique et juridique réalisent d’ores et déjà 50% de leur chiffre d’affaires mondial en ventes de contenus numériques et que le recul des ventes d’encyclopédies, dictionnaires ou cartes de géographie est en partie dû à une substitution vers le contenu numérique, les ventes de livres numériques réalisées en France par des éditeurs de livres comptabilisées dans l’enquête annuelle de branche, restent confidentielles depuis 3 ans, comprises entre 30 et 40 millions d’euros (soit 1% du CA éditorial), essentiellement sur support tangible (CD/DVD).

A l’heure actuelle, en France, les ventes de livres numériques en ligne par téléchargement depuis des  sites de libraires et diffuseurs numériques, sont une réalité commerciale en termes d'offre. Les plus importants diffuseurs commercialisent des catalogues de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers  d'ouvrages en français (par comparaison, le nombre de références commerciales actives par an en livres papier est de 530 000). Gallica2, lancée en mars 2008, s’avère être plus qu’une simple expérimentation. Avec 8 000 titres publiés par 102 éditeurs et diffusés par 6 e-distributeurs partenaires, Gallica2 est un facteur de dynamisation de l’offre et d’incitation des usages. Mais malgré ce développement significatif de l’offre en 2008 les ventes de livres numériques en France ne sont pas encore intégrées aux données des panélistes de biens culturels.

Et pourtant, plus de 50% de la population française dispose d’un accès Internet haut débit et 70% des internautes achètent en ligne.

Par comparaison, les ventes de livres téléchargeables aux Etats-Unis sont estimées à 45 millions de dollars pour 2008 (source : IDPF). Mais ce montant représente 0,2% du chiffre d’affaires éditorial ventes de livres comptabilisé par l’association des éditeurs américains. En termes d’offre, Amazon possède de loin le plus large catalogue du marché avec 230 000 titres en format numérique à fin 2008 (contre 125 000 à l’été 2008) mais ne communique aucun chiffre de ventes de livres  numériques.

Du côté des éditeurs, Random House a annoncé à fin 2008 des ventes de livres numériques en hausse de 400% et un catalogue qui a doublé de taille, passant à 15 000 titres.

Même si le marché américain est nettement plus avancé que le marché français en termes d’offre et de développement des ventes, il reste émergent par rapport à la taille du marché du livre.

Retour en France : selon une étude GfK publiée en février 2009, 6% des internautes consommateurs de biens culturels sont très intéressés par l’achat d’une liseuse numérique. 23% se déclarent « plutôt  intéressés ». Mais 71% des internautes consommateurs de biens culturels se déclarent peu ou pas du tout intéressés par l’achat de ce type de produit. A la question « téléchargez-vous des livres », 83% des internautes consommateurs de biens culturels ont répondu « non, je n’ai pas l’intention de le faire », seuls 9% le font déjà. Si les usages de contenus numériques sont massivement répandus y compris dans le domaine du contenu éditorial textuel (presse/information en ligne), le livre numérique vendu en téléchargement isolé et destiné à être lu sur liseuse numérique dédiée, semble loin encore de basculer dans un marché de masse. Selon GfK, le prix attendu par les internautes consommateurs de biens culturels pour les liseuses numériques est de 63 euros (alors que le prix de marché est de 200-300 euros minimum). Egalement instructif, le prix du livre numérique lui-même attendu par ces consommateurs se situe à 43% du prix d’un roman en livre papier grand format et 60% dans le cas d’un album BD ou manga.

L’année 2008 a donc largement infirmé les prédictions de certains analystes qui prévoyaient au  printemps l’irruption massive des liseuses à prix cassés en grandes surfaces pour Noël 2008. La majorité des français dispose d’un accès Internet haut débit, à un coût estimé parmi les plus bas dans le monde développé. Les conditions d'infrastructures sont bien là pour qu'existe un marché de masse du livre numérique, mais outre le problème du prix perçu, certains obstacles techniques et économiques importants restent encore à lever pour que les usages se répandent : la convivialité, les spécifications et l'interopérabilité logicielle des liseuses doivent être considérablement améliorées.

L'offre de titres doit être plus développée, mais le coût des investissements nécessaires pour la numérisation, la rétroconversion, la remise en forme des contenus pour diffusion numérique, leur structuration et les coûts de diffusion numérique restent des freins très importants en raison précisément des perspectives commerciales encore émergentes dans l'état actuel du marché. Le livre numérique "équivalent" du livre papier n'est sans doute qu'une petite partie du marché des services de contenu éditorial dans lequel notre industrie est en mutation.

Source : Syndicat national de l’édition, communication pour le Salon du Livre, mars 2009


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